Le deuil Kanak

La mort est la séparation du corps et de l’esprit. Le premier retourne à la terre et la nourrit, tandis que le second rejoint les esprits de ses ancêtres. C’est aussi l’arrêt de cette vie qui fut offerte par les oncles maternels. La mort est la troisième et dernière des grandes étapes de la vie kanak.

Les étapes détaillées du deuil Kanak dans la région de Hienghène

Les cérémonies coutumières de deuil se passent sur plusieurs jours. Lorsque l’être ferme les yeux, l’annonce de la mort suit les chemins coutumiers pour se répandre dans les clans alliés de la famille paternelle et vers le clan maternel.
Les premiers moments sont les veillées où chacun viendra partager les pleurs de la mère et présenter son respect au défunt. Les entrées des clans dans le deuil se font en suivant un ordre précis, en commençant par tous les clans alliés du père pour terminer par les oncles maternels du défunt, accompagnés de leurs clans. Ils tiennent un rôle primordial dans le deuil car ils reprennent possession de la vie qui fut donnée. Ils auront à leur charge trois étapes : la mise en cercueil du corps, sa fermeture et la mise en terre.

Après l’enterrement, les échanges coutumiers prendront place pour que d’une part, la famille maternelle remercie pour le nom et le maintien de la vie, et d’autre part, lors d’une grande cérémonie finale, pour que le clan du père demande un pardon pour ne pas avoir maintenu la vie plus longtemps et remette l’intégralité des biens et des effets du défunt au clan des maternels.

Le deuil est une situation particulière pour un reportage. Il est important de tenir une position de retrait, dans le plus grand respect des personnes et de leur vie privée. Les images sont montrées dans l’exposition « Coutume kanak » et publiées dans cet ouvrage avec l’accord coutumier des personnes concernées. Cependant, certains détails (les noms des clans et des familles) ne seront pas précisés.
Le reportage fut réalisé en août 2013 à la tribu de Tendo, dans la région de Hienghène….

(Extrait Coutume Kanak de Sébastien Lebègue)

C’est une coutume kanak qui a fait les gros titres dans les médias pendant la crise Covid et lors du 3ème référendum. Dans cette émission, le deuil kanak est présenté au public. En quoi consiste-t-il ? Et quelle est la symbolique de chacune de ses étapes ?

Ce n’est pas quelque chose qu’on apprend à l’école, ni dans les musées. La coutume kanak, et le deuil en particulier, se vivent dans l’intimité des familles. Mais pour ceux qui n’y participent pas, ce n’est pas toujours facile de comprendre en quoi elle consiste.

Blandine Guillet, rédactrice en chef adjointe de Caledonia, reçoit Yvon Kona, ancien président du Sénat coutumier, qui a également été collecteur pour l’ADCK, l’Agence pour le développement de la culture kanak, et Daniel Waimo, qui a perdu un membre de sa famille il y a un an, à cause du Covid. Il raconte comment la coutume de deuil a été adaptée dans ce contexte.

Photographie : tous droits réservés 2013-2019 © Sébastien Lebègue
© ADCK – Centre culturel Tjibaou

Sources : http://www.coutume-kanak.com/ https://www.caledonia.nc/

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