Nuelasin n°125 – 24 février 2023

Bozusë. Ce vendredi, je publie Nuelasin à l’idée que Benjamin Hanyë récupère mes écrits pour donner à ses protégés pour lecture après quoi, ils se mettent à écrire. Il m’a dit ça lors du synode de l’église libre à Pombéi (mois de janvier) Ben et sa collègue voulaient encourager leurs étudiants à lire ensuite à écrire. À l’école de Hunöj, un instit (mon neveu) travaille mes textes avec ses élèves. Il leur dit que le texte est de Hnacipan Léopold Wawes, originaire de la tribu. Il y a toujours un décalage, le temps que les élèves fassent le lien entre l’auteur et la personne parce que je suis tonton, grand-père… de ses petits protégés. Un tord cerveau chez nous. « Mais c’est lui qui animait notre kermesse à kolopi ? » Lui demandaient-ils. J’allais à la morgue de Nouméa pour la mort de ma cousine germaine, Waejue (elle est garçon et moi fille/lien kanak) Je tombais sur un monsieur de la tribu de Jozip. Il me demandait si j’avais écrit sur lui. Quelqu’un lui aurait rapporté les faits. Je le repris devant la dépouille de ma sœur que j’ai relaté le récit quand on était scolaire au collège de Havila. Quand on allait à Luecila pour se baigner à la mer, Kaba avait creusé un grand trou dans le sable et a sorti des ossements humains. L’éducateur de service lui a dit après de remettre sa trouvaille dans le fond et de refermer le trou. M. Pierre qui est parti à Vanuatu et Fidji m’écrivait qu’il était heureux de lire Nuelasin quand il n’était pas sur le territoire. Et je passe…

Personnellement, je suis heureux que des personnes et non des moindres (mes respects) trouvent utilité à cette petite page que je qualifie de truc pour me dérouiller les méninges. Je ne prenais pas cela au sérieux. Quand je pense que Madue à Brest attend aussi le vendredi son Nuelasin… cela m’encourage mais me fait peur à la fois. Il me disait pendant ses vacances d’été chez nous que lire Nuelasin ici et ailleurs ne procurait pas la même sensation.

Bonne lecture donc à vous de la vallée. Eisewaw

Dans la petite voiture de Maselo

  • Bonjour Mr Maselo. Le collège de Tiéta s’il vous plait.
  • Mme Ségolène, je vous trouve plutôt comme dans un mauvais jour. Qu’est-ce qui vous arrive ?
  • Quand je pense que beaucoup d’élèves arrivent au collège pendant que d’autres s’apprêtent à lever le voile ! Personnellement, je me pose la question au sujet du sérieux des parents.
  • Oui. Surtout que les parents sont les adultes le cas échéant. Ils cèdent malgré tout aux caprices de leurs enfants. Et ça, ça n’est pas bien. Je vous jure !
  • C’est au collège après de gérer ces départs et ces arrivées en cours d’année. Personnellement, je souhaite qu’il y ait plus d’arrivées que de départs.
  • Oui, les effectifs. C’est vraiment un problème.
  • Les profs doivent à chaque fois refaire la liste des élèves de la classe. Je les plains. Mais bon, cela fait partie des aléas du métier…

Mon chaton.

Je pense à mon chaton que ma fille a emmené pour amuser mon petit fils (son fils) qui aimait beaucoup jouer avec. Quand mon bébé arrivait à la maison, il est toujours attiré par ce chaton. « C’est mignon! » disait-on. Ils ont alors embarqué la petite bête et quand ils sont allés se baigner à la mer dans la baie de Gatope, la maman ou le papa a reculé et la roue du bolide est passée par dessus le petit être. Ils l’ont enterré après dans le sable. En ce moment même, la maman chatte n’arrête pas de miauler. Le miaulement d’appel à l’invisible. Son petit ne reviendra jamais. Cela me ramène à l’histoire de la maman du petit chat. Elle était bébé, quand on a déménagé de notre ancienne maison. Ici, nous avons aménagé un coin dans le dock pour la portée. C’est à côté de la douche. Un jour, la féline a déplacé sa marmaille pour les laisser dans la cuisine actuelle. Le lendemain, nous l’avons retrouvée sans vie, devant la porte. Son corps était tout lacéré. Ses petits miaulaient en tournant autour du cadavre qui ne répondait plus. Elle avait livré bataille aux chiens errants dans la nuit pour défendre sa portée. Vali et Asaël ont pris le corps de la bête pour l’enterrer dans un coin du jardin de Elisa parmi les bégonias et les azalées.

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