Christiane Waneissi, leader connectée

Soutenue par la volonté d’un grand-père qui souhaite que tous ses enfants soient instruits et inspirée par le parcours d’une maman qui fut une des premières femmes kanak à devenir institutrice en 1958, Christiane Waneissi est une chef d’entreprise bien ancrée dans sa vie, son époque et qui malgré ses nombreuses obligations n’oublie pas de regarder sa fille grandir.

Née à Lifou, dans la baie de Chateaubriand à la tribu de Luecila, en 1972 dans une famille de fonctionnaires de l’Éducation nationale, Christiane Waneissi a grandi, tel Marcel Pagnol, au sein de l’école. Son passage au collège privé protestant de Havila, où est employé son père, l’a particulièrement marquée. Elle arrive ensuite à Nouméa, au lycée Lapérouse, puis à l’université, où elle intègre un cursus anglais. Elle obtient une bourse pour la Nouvelle-Zélande. Plus tard, Christiane Waneissi s’envole pour la Métropole avec Cadres Avenir afin d’obtenir un diplôme d’ingénierie culturelle à Toulouse.

De retour au pays, elle devient cheffe de service à la bibliothèque Bernheim avant d’être la première Mélanésienne à occuper le poste de directrice de la culture à la province Sud, en 2004. Toujours à la province, elle coordonne, trois ans plus tard, la coopération régionale. Polyglotte, Christiane Waneissi parle le drehu, le français, l’anglais, l’espagnol et le bichlamar, gère ensuite le Centre de formation professionnelle (ancien Giep), à Nouville.

En 2016, après avoir été responsable administrative et financière au consulat de Nouvelle-Zélande pendant deux ans, elle quitte le salariat pour devenir entrepreneure.

Le design qui la fera connaître. C’est en assistant des designers maoris et aborigènes, qu’elle participe, en 2019, à la World Indigenous Fashion Week à Vancouver. C’est là qu’elle comprend la nécessité de faire connaître la robe mission à l’extérieur du Pays. Elle crée alors sa start-up en 2020, une plateforme de vente de robes mission (pacifikmarket.nc) et obtient le label French Tech Tremplin en 2021, dont elle est la lauréate.

Forte de cette reconnaissance, elle met en place la même année des ateliers numériques pour les femmes.

Elle a participé auprès de la créatrice de mode, Annie Diemene, à la Fashion Week de Londres en septembre 2021, où 12 robes ont été présentées.

Tout un symbole

Pour la première fois, 2 femmes Kanak ont été, en même temps, sur la scène internationale pour présenter la robe mission, signe de la colonisation devenu un signe identitaire fort et résolument tourné vers l’avenir. Tout comme Renzo Piano avait souhaité que les cases « en construction » du Centre Tjibaou représente l’avenir d’un nouveau pays à construire, ces 2 femmes, en faisant résolument évoluer le design de la robe Kanak, représentent l’avenir de ce nouveau pays en devenir.

Christiane Waneissi est également très engagée dans plusieurs associations : femmes cheffes d’entreprise, jeunes talents, entrepreneurs kanaks, …

Sources :

https://podcast.ausha.co/

http://www.dnc.nc

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