Cadres Avenir, un dispostif au cœur de l’ADN

Le programme Cadres Avenir est inscrit à l’article 4.1.2 de l’Accord de Nouméa. Il s’agit d’un programme spécifique qui prend la suite du Programme « 400 Cadres » et concerne les enseignements secondaire, supérieur, et professionnel tendant à la poursuite du rééquilibrage et à l’accession des Kanak aux responsabilités dans tous les secteurs d’activités.

Au départ, 400 cadres

Le Programme « 400 Cadres » prend sa source dans les Accords de Matignon Oudinot du 26 juin 1988 sur la Nouvelle Calédonie. Il était en effet précisé au sein de l’annexe 2 « dans le but de rééquilibrer le partage de l’exercice des responsabilités, un important programme de formation de cadres particulièrement de cadres mélanésiens, doit être engagé dans les meilleurs délais ».

C’est en application de cette disposition qu’a été créé pour dix ans le Programme « 400 Cadres ». La première promotion est partie dès 1989.

A l’issue de la période décennale des Accords Matignon, ce dispositif a été, après évaluation, considéré comme un succès.

Les signataires de l’Accord de Nouméa du 5 Mai 1998 ont convenu de pérenniser le programme. L’article 4.1.2 de l’Accord prévoit qu’un programme spécifique, qui prendra la suite du Programme « 400 Cadres » tendra à la poursuite du rééquilibrage et à l’accession des kanak aux responsabilités dans tous les secteurs d’activités ».

Cadres Avenir

Le Programme « Cadres Avenir » est né. Depuis le 1er janvier 2006, c’est le Groupement d’Intérêt Public (GIP) Formation Cadres Avenir qui a en charge le Programme.

Programme de formation de cadres moyens et supérieurs dans l’objectif du rééquilibrage, ce dispositif politique est destiné au rééquilibrage économique et sociale de la Nouvelle-Calédonie. Le Programme Cadres Avenir accompagne pédagogiquement des personnes qui souhaitent reprendre un cursus d’études supérieures en métropole.

Financé à 90% par l’Etat et à 10% par la Nouvelle-Calédonie, ce dispositif est encadré par un Comité de Suivi regroupant les forces vives, économiques et politiques de la Nouvelle-Calédonie, dont les signataires des Accords de Matignon Oudinot et de Nouméa. Le Comité de Suivi, réuni chaque année par le Haut-commissaire de la République, examine les résultats et détermine les objectifs prioritaires du Programme Cadres Avenir.

Une Commission de Sélection étudie et valide chaque année les candidatures qui constituent les promotions du Programme Cadres Avenir pour des études supérieures.

Le dispositif est géré par le GIP Formation Cadres Avenir.

2 conditions d’accès

Pour bénéficier du dispositif étudiant, il faut être titulaire d’au minimum un Bac+2 dans le Domaine Technique ou d’un Bac+3 minimum dans le Domaine Général, faire sa demande de candidature pour une formation initiale supérieure au dernier diplôme obtenu et être né(e) en Nouvelle Calédonie.

Vous pouvez bénéficier du dispositif professionnel, vous devez être titulaire d’au minimum un Bac ou d’un diplôme de Niveau équivalent (DAEU ; Titre IV du Ministère de l’emploi), présenter votre demande de candidature pour une formation continue supérieure au dernier diplôme obtenu et être âgé de moins de 45 ans.

Quelques candidats

Anna MBOUERI est greffière stagiaire à l’Ecole Nationale des Greffes de Dijon. Pour elle, sa réussite est synonyme, à la fois, d’humilité et de fierté. D’abord, humilité afin d’honorer la mémoire de ceux qui ont contribué à la création d’un tel dispositif, et également fierté pour sa famille et pour le Pays.

Jonathan THOLO est administrateur-élève des affaires maritimes. L’intégration du PCA lui a permis d’ajouter un enjeu pays dans son projet de formation et de vocation. Selon lui sa réussite a surtout été sa capacité à ne se fermer aucune porte.

Rachelle PIDRA, lauréate externe du concours d’admission à l’IRA de Nantes, actuellement en période de stagiairisation au Lycée de Navarre-Leclerc à Alençon, a rejoint le dispositif étudiant de Cadres Avenir en 2000 après avoir suivi une classe préparatoire aux grandes écoles au lycée Jules Garnier. Elle a construit l’ensemble de sa carrière grâce à ce dispositif. Elle a d’abord intégré l’École supérieure des travaux publics pour devenir conductrice de travaux. Deux ans plus tard, elle enchaîne avec une formation d’ingénieur en travaux de construction en zones sensibles. De retour au pays et après une expérience professionnelle en tant qu’auto-entrepreneuse en province des Iles puis en province Nord, elle bénéficie du dispositif professionnel. Elle suivra une remise à niveau dispensée par l’ACESTE CNAM avant d’intègrer le Centre de préparation à l’administration générale de Bordeaux et de se lancer dans une licence en administration publique à l’IPAG Montpellier. Un cursus qu’elle a continué au niveau master et qu’elle a couplé avec une formation à l’Institut régional d’administration (IRA) de Nantes.

source et pour en savoir plus : https://gip-cadres-avenir.nc/

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Créez un site ou un blog sur WordPress.com

Retour en haut ↑

%d blogueurs aiment cette page :