Bozusë,
Vendredi 08 novembre, je suis sorti de la salle des profs pour récupérer mon ordinateur dans la voiture. Quelle ne fut pas ma surprise de me trouver nez à nez avec Poindet. Il était debout sous le manguier avec Mme Noëlla. Il était venu récupérer quelque chose avec ma collègue. Il est son directeur. Lorsqu’il me vit, il vint à ma rencontre et nous nous saluâmes.
Cela me rappela le soir où j’étais allé à la bibliothèque de Koné pour une intervention sur mon nouveau livre. Je cherchais encore quelqu’un pour me ramener chez moi après mon intervention, car c’était madame Noëlla qui m’avait amené à Koné. Je lui avais dit de me laisser là-bas et que je trouverais un moyen de rentrer. Pendant mon discours, j’aperçus Poindet. J’en profitai pour glisser un mot demandant à mon petit-fils de me ramener à la maison. Il acquiesça de la tête et je continuai.
À notre retour, dans sa voiture, il me dit qu’une personne dans la salle lui avait demandé s’il allait vraiment me ramener chez moi. Poindet avait répondu : « Arrête-toi, il me demande juste de l’amener à Tiéta. Imagine s’il m’avait demandé de l’emmener à Nouméa. Tu imagines, c’est quand même l’oncle maternel de ma grand-mère. Oui, je le ferai. » C’est ce qu’il avait dit à la personne qui l’interrogeait dans la salle de la bibliothèque où j’intervenais. Fort !
Oundjo
Ce soir 19h30 (samedi 09 novembre,) j’arrive de Oundjo où j’ai participé à la kermesse d’un clan de là-bas. J’y suis resté pratiquement toute l’après-midi. Je revenais de Poya car je voulais aller à Aoumou-Kassory, chez les deux pasteurs, Belë et Kanyawi, mais j’ai oublié mon permis de conduire dans le sac à la vieille, qui est partie à Ouengo pour le mini synode de l’église. J’ai dû retourner à la maison. Mais à Oundjo, je me suis souvenu qu’il y avait une journée d’animation et de vente. De toute façon, il y avait beaucoup de voitures qui attiraient l’attention des usagers de la RT1. J’ai donc décidé de passer la journée là-bas, où il y avait beaucoup de monde.
Je suis resté sous le chapiteau dressé devant la maison commune. À table, il y avait quelques hommes, des anciens et des plus jeunes avec qui j’ai échangé. Nous regardions le tournoi de foot qui se déroulait sur le terrain en face. On pouvait dire qu’il y avait de l’animation. À la cuisine, les mamans continuaient de faire cuire les marmites sur les rails. Les garçons, un peu plus loin dans une autre baraque à côté de la haie d’hibiscus, faisaient cuire des brochettes et préparaient en même temps des barquettes de salade de poisson. C’était très bon.
Vers la tombée de la nuit, d’autres jeunes firent leur apparition avec des boîtes de bière à la main. On ne les avait pas vu de la journée. Je ne sais pas si c’était pour apprécier la boisson ou simplement pour montrer aux autres qu’ils buvaient de l’alcool. Un jeune passa alors à côté de moi en levant bien haut sa boisson comme pour montrer qu’il était ivre. C’était un jeune qui était au collège de Tiéta. Je le fixais, mais je voyais que c’était le genre qui voulait attirer l’attention sur lui. Je feignis de l’ignorer et je partis récupérer ma marmite de soupe chez madame Valérie, qui se brûlait le visage sur le feu depuis toute l’après-midi. Ensuite, je récupérai la barquette de mon repas du soir, composée de tubercules du pays. Je payai mon dû et je partis.
Je croisai encore le jeune homme, en train de parler à une fille, probablement une de ses conquêtes de la soirée. La fille détourna son regard. Je ne leur parlai pas. Je n’avais même pas envie de les regarder. Mais ma pensée retournait toujours vers le jeune homme. Je l’avais eu comme élève. Il n’était pas dans la moyenne. Il était déjà dans la zone de turbulence, celle de la médiocrité avérée. Les bons élèves, eux, ne nous adressaient pas la parole ou alors, ils venaient nous dire ce qu’ils étaient devenus. Ce jeune homme-là n’était pas intéressant mais pas du tout. Je ne lui ai même pas demandé ce qu’il était devenu après son passage au collège de Tiéta. Chacun sa route…
Pour accompagner le vieux Maselo, je propose un texte déniché sur le Net. A en rire ? Je dis qu’il faut aussi en méditer. Surtout pour nous habitants de ce pays qui se disent footeux. En ce moment j’ai une pensée forte pour mes deux collègues de ma génération à Nengone sans savoir pourquoi : Oje de OK Ryos et Goic. Bonne lecture à vous et à la prochaine remise. Wws
Dans la petite voiture de Maselo
Maselo : Bonjour, madame. Comment ça va aujourd’hui ?
Maleta : Bonjour, M. Maselo. Ça pourrait aller mieux, mais je fais ce que je peux pour mes enfants.
Maselo : Je comprends. C’est une lutte quotidienne, n’est-ce pas ? Vous avez de la famille qui vous aide ?
Maleta : Non, je suis seule. C’est compliqué. Pour subvenir aux besoins de mes enfants, je fais ce que je dois faire.
Maselo : C’est une réalité difficile. La vie n’est pas toujours facile ici, surtout pour les femmes seules. Comment ça se passe pour vous ?
Maleta : Ce n’est pas facile. Le réseau ici est assez discret, mais je fais de mon mieux pour garder mes enfants à l’écart de tout cela.
Maselo : C’est bien que vous pensiez à vos enfants en premier. Mais cela doit être un défi de jongler entre votre travail et votre rôle de mère.
Maleta : Oui, ça m’arrive de m’inquiéter. Je veux leur donner une meilleure vie, mais je ne sais pas toujours comment faire.
Maselo : Vous n’êtes pas la seule. Beaucoup de femmes se retrouvent dans des situations difficiles. Avez-vous des amis dans le même cas ?
Maleta : Oui, quelques-unes. Nous nous soutenons mutuellement, mais il y a toujours cette stigmatisation. Les gens ne comprennent pas toujours nos choix.
Maselo : Je peux imaginer. La société a souvent du mal à accepter les situations complexes. Ce n’est pas juste.
Maleta : Exactement. Parfois, je me demande si je fais vraiment le bon choix, mais je fais tout ça pour mes enfants.
Maselo : C’est ce que tout parent fait. Vous vous battez pour leur bien-être. Avez-vous pensé à d’autres moyens de gagner de l’argent ?
Maleta : Oui, mais les opportunités sont limitées ici. La plupart des emplois ne paient pas assez pour subvenir à mes besoins et à ceux de mes enfants.
Maselo : C’est vrai, surtout en milieu rural. Mais il y a aussi des programmes d’assistance et de formation qui pourraient peut-être vous aider.
Maleta : J’en ai entendu parler. Mais il faut souvent du temps pour obtenir de l’aide, et je ne peux pas me le permettre.
Maselo : Je comprends. C’est une réalité difficile à gérer. Si jamais vous avez besoin de transport pour une formation ou des démarches, n’hésitez pas à me demander.
Maleta : Merci, M. Maselo. C’est gentil de votre part. Avoir quelqu’un sur qui compter, même un peu, ça fait du bien.
Maselo : Nous faisons tous partie de la même communauté. C’est important de se soutenir mutuellement, peu importe les circonstances.
Maleta : Vous avez raison. Je crois qu’il est essentiel d’avoir des conversations ouvertes sur ces sujets. Cela pourrait aider à réduire la stigmatisation.
Maselo : Absolument. Plus les gens comprendront les luttes des autres, plus cela pourra changer les mentalités.
Maleta : J’essaie de parler avec mes amis pour qu’on puisse se soutenir dans nos choix et nos parcours de vie.
Maselo : C’est une belle initiative. Ensemble, vous pouvez trouver des solutions et partager des ressources.
Leçon de vie tirée d’un match de football annulé (du Net)
En 1937, un match de football a été annulé le 25 décembre peu après son début en raison d’un épais brouillard. Tout le monde a quitté le terrain sauf le gardien de but anglais, Sam Bartram.
Il n’avait pas entendu les coups de sifflet de l’arbitre à cause du bruit des supporters derrière son but. Sam est resté, prêt à arrêter tout tir inattendu pendant 15 minutes, jusqu’à ce qu’un policier vienne l’informer de l’annulation du match.
Le gardien a alors déclaré :
« Cela me rend triste que mes coéquipiers m’aient oublié même si je les défendais. Je pensais que nous étions en train d’attaquer tout le temps. »
La leçon :
– Combien de temps avez-vous perdu à défendre des personnes qui vous ont quittés dès que vous les protégiez ?
– Combien de fois avez-vous défendu des personnes qui vous ont attaqués au premier désaccord ?
– Combien de votre vie avez-vous consacré à des personnes qui ne valorisent pas vos sacrifices ?
N’oubliez pas ou n’ignorez pas ceux qui vous protègent, vous soutiennent et vous défendent. Si vous perdez ces personnes, vous serez vaincu dans le match de la vie.








Laisser un commentaire