Nuelasin 184 – 23 août 2024

Bozusë, ça y est. Nous sommes déjà lundi de la rentrée après les vacances des deux semaines (lundi 19 août 2024). Les élèves internes de 4ème et 3ème sont avec moi dans notre salle banalisée. Ils sont normalement en étude. Le genre étude pour ainsi dire mais ils s’amusent. L’esprit est encore à la maison. Je les gronde de temps à autre mais ils reviennent toujours sur leurs bêtises en insistant encore plus. Je sais qu’ils veulent que je les vire de la salle pour qu’ils aillent dans une autre salle avec un éducateur pour s’amuser encore plus. Ce n’est pas bien de renvoyer un élève. C’est transférer le problème. C’est déjà bien que nos élèves soient revenus. Je sais que d’autres établissements n’ont pas repris. Je pense fortement au collège de Mou Ponérihouen. Il y a aussi d’autres établissements dans le pays qui n’ont pas rouvert tout simplement parce qu’ils ont subi d’autres dommages. Brûlés. 

Félicitations. C’est aussi le mot qui me vient à l’esprit. Nous sommes déjà jeudi 22 août et j’arrive avec la vieille de chez un collègue (M. Novy, notre collègue prof d’histoire/géo) Il vient d’être grand-père. En effet, sa fille aînée a eu un petit garçon. Nous sommes donc allés souhaiter la bienvenue au nouvel arrivant. Traditions obligent. Il y a eu d’autres naissances dans notre entourage, à bien y penser, ce sont nos anciens élèves qui sont devenus parents à leur tour. Ils sont trois. Deux à Tiéta et une naissance au village de Voh. Tous des garçons de la même lune de ce mois d’août. Voilà pourquoi, félicitations est au pluriel. 

            Une note particulière dans la même chronique revient à Pasteur Laxa qui a sorti un CD qui sera sur les rayons à la vente jeudi de la semaine prochaine. 

Au vent des îles : Non, ce n’est pas la maison d’édition de Papeete dont il est question mais des établissements scolaires de Drehu. Beaucoup d’élèves se sont réinscrits pour l’année scolaire en cours dans les collèges et lycées de l’île. À Havila 30 nouvelles inscriptions depuis le 13 mai (date du début des émeutes au pays) Laura Boula 15, Hnaizianu 15, lycée William Haudra (je n’ai pas de chiffres mais il y a eu de nouvelles inscriptions aux dires des personnes que j’ai appelées) Quant à l’origine de ces élèves, ils sont principalement originaires de l’île. Donc un retour au bercail, dira-t-on, mais couplée à cette info, on rajoute dans l’effectif, les élèves dont les parents travaillaient à Vavouto. Le retour est lié à la démobilisation due à la fermeture de l’usine (donc pas lié aux émeutes.) J’en connais personnellement. Mais j’aurai aussi aimé que des personnes de divers horizons inscrivent leurs enfants aux établissements scolaires des îles. Ne disons-nous pas que la Nouvelle-Calédonie est un seul pays ? Ainsi soit-il. 

Je ne vais pas vous embêter plus longuement. Je souhaite la bienvenue aux nouveaux et nouvelles abonné(es) Je sais que vous êtes plus de 500 personnes à lire Nuelasin (hormis ceux et celles à qui vous partagez après.) Oleti atraqatr pour votre temps. Comme nous venons de sortir des J.O de Paris et que vont s’ouvrir les J.O paralympiques, la fin du mois, je publie un texte que j’ai récolté du Net. Il traite du courage d’une dame qui a fait un forcing pour courir le marathon. Discipline réservée jusque-là aux hommes. Un autre texte est celui d’une ancienne élève du collège lorsque nous sortions de notre caillou pour découvrir d’autres pays du Pacifique. Ici Fiji.  Bonne lecture à vous. Wws 

A la découverte de Fiji

Pour la première fois que j’ai posé les pieds à l’aéroport de Nandi, j’ai remarqué que tout était beau, mais la seule chose que je n’ai pas aimée, c’était la chaleur étouffante. J’ai découvert que dans la ville, les gens conduisent imprudemment, sans faire attention aux piétons qui traversent la route. La plupart des habitants sont des Hindous et des Indiens. Certains sont souriants et gentils, tandis que d’autres ne sourient jamais, comme s’ils ne voulaient pas nous voir. J’ai aimé sentir l’air, les odeurs et les parfums, car cela m’a donné envie de découvrir de nouvelles senteurs.

Leur nourriture est similaire à celle de la Nouvelle-Calédonie : manioc, taro, patates… tout est bio. Ce que j’aimerais découvrir, c’est comment ils transforment la canne à sucre en sucre. Ici, les Fidjiens sont des cultivateurs de canne à sucre. On les voit transporter des tas de cannes à sucre dans des camions et les ramener dans des wagons.

J’aurais aimé que mon amie Marlène soit avec nous pour qu’elle voie ce que nous avons vu, découvert et appris dans les villes. Si elle avait pu venir, elle aurait pu enrichir son anglais et essayer de comprendre ce que disent les gens et les questions qu’ils posent. Cela lui aurait aussi permis de découvrir la vie en groupe dans un hôtel, un lieu inapproprié pour accueillir des adolescents bruyants. Marlène, je te conseille de venir à Fidji en oubliant tous tes appareils électroniques. Pense plutôt à apporter de quoi écrire et un petit cahier.

Dans la petite voiture de Maselo

–        Bonjour M. Maselo. Comment allez-vous ?

–        Regarde le thermomètre du tableau de bord, il fait 6°c. Il est clair que je ne vais pas vous dire que je vais bien. Ou alors, que je ne vous mente pas que je n’ai pas froid.

–        M. Maselo, pensez ! Quatre degrés en dessous, c’est zéro. Et zéro degré, c’est la neige qui tombe. 

–        Vous avez raison Mme Lina. L’année dernière, ce n’était pas la neige qui était tombée dans la zone. Mais il a quand même fait très froid. Vers le mois de, je ne me rappelle plus, c’était de la grêle. 

–        M. Maselo, vous faites allusion à la période de grande chaleur. Oui, il avait fait très chaud et quand un orage était survenu, il y a eu une pluie de grêlons. Cela s’était aussi produit dans les îles. 

–        Mme Lina, sentez-vous le froid de ce mois d’août ? Je ne sais pas mais on dirait qu’on n’est pas en Nouvelle-Calédonie. Ce n’est pas le même froid. Vous savez, la température n’est jamais descendue jusqu’à 6°c, je vous jure. 

–        Non M. Maselo, certaines personnes de la génération du dessus disent qu’elles avaient déjà vécu ça. Vous n’étiez pas né. 

Bobbi Gibb 

En 1966, une jeune femme nommée Bobbi Gibb tente de s’inscrire au marathon de Boston. Sa demande a été rejetée pour une raison déconcertante : « En raison de leur constitution physique, les femmes ne sont pas capables de terminer un marathon. Nous ne pouvons pas prendre ce risque. » Le jour de la course, il y a près de soixante ans, Bobbi se cachait dans la végétation en attendant le départ. Quand environ la moitié des participants furent passés, elle rejoignit le manège. Ses vêtements ont été improvisés : un short de son frère, des chaussures de sport pour hommes, un maillot de bain et un pull. Malgré la chaleur, Bobbi n’osait pas enlever son sweat-shirt. « J’avais peur que s’ils m’identifiaient comme une femme, ils essaient de m’arrêter », a-t-elle déclaré plus tard. En fait, elle pensait risquer d’être arrêté. Bientôt, les autres coureurs se rendirent compte que ce n’était pas un homme. Contrairement à ses craintes, au lieu de la gêner, ils lui ont promis de la protéger de quiconque tenterait d’interrompre sa course. Rassurée, Bobbi ôta son pull. La réaction du public, lorsqu’il a réalisé qu’une femme courait le marathon, a été surprenante : les hommes ont applaudi, les femmes ont été émues. Alors qu’elle passait devant le Wellesley College, les étudiants l’ont accueillie avec un enthousiasme débordant. À son arrivée, le gouverneur du Massachusetts lui-même lui a serré la main. La première femme à terminer un marathon avait reçu son prix ! À ce jour, Bobbi Gibb reste une icône du sport féminin de compétition. Pas à pas, Bobbi Gibb a non seulement couru un marathon, mais a ouvert la voie à des générations de femmes, prouvant que les limites n’existent que dans l’esprit de celles qui les imposent. 

Extrait du net 

photo : https://airportsfiji.com/

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