La culture en héritage

Nous avons reçu notre culture en héritage, nous n’avons pas le droit d’oublier cela.

La colonisation a effacé notre mémoire collective jusqu’à nous faire perdre les savoirs-faire. L’on dit souvent que nous sommes victimes de la colonisation cela prouve que nous en sommes conscients.

Mais après avoir constaté et dit, quels sont les mécanismes et les stratégies de protection et de sauvegarde des derniers savoirs ancestraux qui nous restent ? Comment fait-on aujourd’hui avec les moyens que l’on a, les compétences et l’expérience de ces années de colonisation, de destruction de notre peuple, de déstructuration de notre société, les mécanismes mis en place pour effacer notre mémoire collective qui continuent aujourd’hui.

Quels sont les moyens et les comportements que l’on se donne pour sortir de ces solutions de facilités, encouragées par l’argent, de ces moyens employés pour détruire passivement ce qui reste de notre culture. Est-ce que le festival Caledonia serait la réponse ?

Le projet « Natte Kanak » serait pour moi une des réponses à ces questionnements posés par Paul Fizin dans son cours à l’Université de Nouvelle-Calédonie et permettrait de mettre en place des actions concrètes à partir de cette expérience déjà mise en place :

  • Tout d’abord, la prise de conscience sur l’histoire et la marche de notre peuple, le contexte culturel, sur la disparition de nos objets et tout ce qu’ils représentent. S’arrêter et se poser les bonnes questions ensuite se positionner sur la question elle-même ; imaginer et créer les stratégies de protection et de sauvegarde mais également réfléchir à la définition et la recherche des objets à sauvegarder.
  • La mise en place des moyens de protection et de sauvegarde, la relation et la connexion avec nos dignitaires coutumiers parce que nous sommes tous dans le même bateau sans avoir les mêmes questionnements, les mêmes regards, les mêmes ressentis sur la perte de notre culture. La prise de conscience doit se faire à tous les niveaux mais nous savons que cela prendra du temps.
  • La décolonisation des esprits en permettant le lâcher-prise sur beaucoup de choses qui sont superflus que la colonisation nous impose. La résilience.
  • La concrétisation des actions de terrains en passant par la communication, les réunions terrains, les médias, les réseaux sociaux, les évènementiels autour de l’objet, les conférences, les journées dédiées, les festivals, les espaces de transmission. Être présent sur tous les espaces.

Un peuple qui ne crée plus est un peuple qui attend son tour pour mourir –  Jean-Marie Tjibaou.

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