Maré

Maré — Nengone en langue locale — est la plus sauvage et la plus élevée des îles Loyauté, et deux fois plus petites que Lifou avec une superficie de 650 km².

Ses cinq étages de coraux superposés culminent à près de 130 mètres sur la côte sud. Elle est dotée d’une beauté sauvage, faite de falaises profondément découpées, de roches basaltiques, de forêts sombres, mais également de merveilleuses petites criques de sable fin nichées entre les promontoires rocheux ainsi que de longues plages inviolées bordées de cocotiers. La plaine centrale, constituée par l’ancien lagon, est percée de nombreuses grottes, et des piscines naturelles d’eau douce ou d’eau de mer abritent poissons et tortues dans un camaïeu de bleus et de verts que l’on ne trouve nulle part ailleurs aux îles Loyauté.

Divisée en 8 districts qui regroupent 29 tribus : Guahma, Tadine, Wabao, Eni, Médu, La Roche, Tawaïnedr et Pénélo, Maré accueille environ 5.650 habitants.

L’activité principale des Maréens est l’agriculture maraîchère qui alimente toute la Nouvelle-Calédonie de fruits aux couleurs et aux saveurs uniques. Les avocats de Maré ont acquis une telle réputation qu’ils s’arrachent à Nouméa, et qu’une grande fête leur est consacrée tous les ans sur l’île.

L’influence britannique

Baptisée d’abord Britannia, du nom du voilier du capitaine Raven venu explorer la région en 1803, Maré a longtemps subi l’influence des navigateurs, négociants et missionnaires britanniques. On retrouve encore aujourd’hui cette influence dans la langue nengone, fortement teintée de mots et de prononciations anglais.

Le premier Européen à toucher l’île fut le capitaine Butler du navire Walpole, en 1800. C’est en réalité quatre décennies plus tard que les premiers contacts avec les Blancs s’établissent vraiment. À partir de 1841, le révérend Murray diffuse les valeurs du protestantisme. Son « homologue » catholique, le révérend Beaulieu, poursuit les mêmes buts : des troubles se produisent jusqu’en 1883.

Depuis toujours, les Maréens ont intégré les nouveaux venus installés sur l’île, ce qui explique leur métissage très marqué et leur caractère à la fois ouvert et bien trempé.

source : https://www.iles-loyaute.com/

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