Bozusë, jeudi je passais à Calédolivres et Bénédicte me dit qu’elle ne me lit pas entièrement mais elle me lit. Je la comprends. Xwiou! Avez-vous vu la montagne de livres qu’elle doit lire et les commandes et patati et patata… Marie L me lit aussi mais partiellement. C’est clair. Nuelasin, c’est pour le lien écrit-elle, avec vous chères lectrices et lecteurs. Imaginez Robinson Crusoé. Le petit hebdo est une étincelle qui déclenche le feu en chacun de nous pour nous réchauffer le cœur là où l’on se trouve, entre les montagnes, dans le froid, entre quatre murs, dans notre isolement quotidien. Le geste tendu pour le cri du cœur.
Je pense à Brigitte à qui j’ai aussi rendu visite avant d’aller à Calédolivres. Elle est au foyer Reznik depuis son inauguration (1994. me trompé-je?) Sur son fauteuil, son monde allait de sa chambre à la salle d’accueil. « Puis du lit au lit » comme chante Brel… Les Vieux. Et nous valides? Et nos jeunes qui meurent sur les routes à cause du trop plein d’énergie. Mon Dieu la haut, là-bas où je ne sais…
Aujourd’hui dimanche, il y avait plus de monde que d’habitude dans le temple. Le pasteur a prêché la parole: « Tout ce que vous faites, faites-le de bon cœur, comme pour le Seigneur, non pour des hommes. Sachant que vous recevrez du Seigneur un héritage pour récompense. En effet, le Seigneur que vous servez est Christ. » Colossiens 3/23-24. Bonne méditation. Je lui ai demandé de m’envoyer la référence. Au sens qu’il faut toujours s’appliquer dans ce que l’on fait. Comme une prière dédiée à soi-même et à l’Invisible. A L’Imprononçable… j’essaie de m’appliquer pour Nuelasin mais aussi dans l’autre journal Vetchaong que je tiens pour les enfants. Eux, ils écrivent pour eux-mêmes. Non, ils écrivent pour la Vie.
Pour combler le silence et accompagner le vieux Maselo, mentir, pédagogiquement et un taperas que j’ai écouté/entendu quand j’étais à Hnadro (jusqu’au cours élémentaire) Bonne lecture à vous. Fatezi & Tiraiör. Je signe par ces deux surnoms qui sont les miens. Ils viennent du prénom du grand-père dont je porte le nom. Watrengë tout simplement parce qu’il était engagé volontaire dans la première guerre de 14/18. Fatezi vient de fantassin et tirailleur(dréhuisés) Voila, maintenant vous savez tout ou presque sur votre fantassin.
Dans la petite voiture de Maselo
- Vous avez entendu les tremblements de terre aux nouvelles, M. Maselo ?
- Et comment ? Je n’ai pas arrêté de rouler. À quelle heure à peu près?
- Oh! C’était dans la nuit. Les premières secousses ont été ressenties aux îles. 3h du matin qu’ils disaient. Je l’ai entendu à la radio.
- D’accord, moi aussi j’ai senti la secousse. C’était fort. Mais la radio parle d’autres secousses. C’était dans la journée. Je vous jure.
- Ah! Mais c’était aux environs de 16h. Aux infos, ils disaient que cela s’était passé entre les îles Loyauté et le Vanuatu.
- M. Djéo, sans vous mentir, j’ai accompagné un groupe de jeunes au Vanuatu. Nous avons été logés dans une paroisse. Mais nous sommes allés visités quelques établissements scolaires. Au lycée Bougainville, il y a des bâtiments qui ont été vraiment brisés en deux. Le Monsieur qui nous expliquait, disait qu’ils étaient obligés de sortir sinon ils mouraient écrasés.
- Et à Belep, M. Maselo, quand les sirènes d’alerte tsunami ont retenti, les gens jouaient au bingo sur la plage. Ils ne s’en occupaient même pas.
- Mon Dieu quelle chienne de vie… ça c’est bien nous… pff! Mentir: Il y a quelques temps, je suis allé tremper mes pieds dans la mer à Gatope. L’eau n’était pas chaude. Elle n’était pas froide non plus. Une température parfaite. Je remontais alors dans la voiture pour récupérer mon portable et je longeais la plage pour aller sur les escaliers au bout des filaos. Sur la plage, à quelques encablures de l’endroit où je m’étais mis, un jeune couple devisait sous un arbre. Ils étaient aussi venus pour amener les enfants. La petite fille criaillait et levait la main pour montrer l’eau. Tous comprenaient qu’elle voulait se baigner mais le papa ne voulait pas. Il fallait qu’elle attende. Elle reçut alors de fortes paroles qui faisaient se retourner les autres baigneurs qui s’étaient aussi installés sous les filaos et les bouraos. Des remontrances. Mais la petite fille ne voulait pas écouter. Alors le papa chercha des tas de raisons pour la décourager. Alors, je l’entendis lui dire de ne pas aller dans la mer à cause des requins. Et il leva l’index pour montrer quelque chose qui flottait à quelques brasses de la plage. Un bois flottant là-bas vers le wharf. La petite fille prit peur et l’envie de descendre dans l’eau disparut. Imaginez: « T’as vu le requin là-bas? Il va te manger. » Surtout qu’une mouette était descendue pour se poser dessus. Elle ne s’était plus envolée. Je l’entendis dire que la mouette a été attirée par le requin pour qu’il la mange. La petite fille se calma jusqu’à … jusqu’à s’endormir. Le couple put profiter enfin du vent et de la quiétude de la journée pour vaquer à leur occupation. Quand je passais pour revenir vers la voiture, l’homme me reconnut. Il esquissa un sourire. Il était allongé sur la natte en serrant la jambe de la maman comme oreiller. Ils étaient sûrement dans le rêve de leur petite fille. N’était-elle pas belle la vie?
Pédagogiquement: Voilà comment un vieil instit de Drehu a expliqué la seconde guerre de 39/45 au petit Pierre dans sa classe élémentaire. Très bien pensé. L’apprenant n’a pas eu à ménager ses efforts … pendant la seconde guerre l’allié de l’Allemagne c’est l’Italie. Les alliés de la France sont la G.B, les E.U… vous écrivez A.I. A comme Allemagne et I comme Italie que vous prononcez AÏE. Ils crient « Aïe » parce qu’ils ont mal. Ils souffrent. Ce sont les perdants. Les autres, ils ont gagné. Vous avez compris? Allez, sortipihë troa rekreasio! Rendu par Pierre Q.
Taperas. Hnenge hna mec göi hmunë/Je mourus pour toi
1 – Hnenge hna mec göi hmunë drapeau ne la nöjenge thatreinekö troa thapa hnei ketre nation/J’ai souffert pour toi drapeau de mon pays. Une autre nation ne doit en aucun cas s’emparer de toi.
Ch) Fene la darapo hurejë shë draië hnei Akötresieti
Hna draiëne la Faras/Sous le drapeau, nous devons tous crier victoire. C’est grâce à Dieu que la France est sortie triomphante. .
2 – La drai hnenge hna hun, thatreineköni thëthëhmine tronia
Korona eö levine nofeba./Je n’oublierai jamais le jour où je suis sorti vainqueur pour t’offrir la couronne le jour du onze novembre.
3 – Nyimenyimejë la atre troa atrunyi Iehova ke gufakö la
Inyöne la ithupëjia./Empresse toi homme de glorifier Jehovah parce que les armes dangereuses de l’ennemi ont été désamorcées.
Voila un taperas drehu qui montre que la victoire française de 14/18 est divine. C’est la volonté divine qui a fait triompher notre chère république.
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