Bozusë, pendant notre réunion syndicale du samedi 21 avril à Aupitiri Koné, le président m’a demandé de prendre la parole. Il me surprit. Je bafouillai mais je ne me défaussai pas. Je me levai et je parlai dans un fouillis comme ça n’est pas permis de dire. Et même que je criai presque pour exprimer mon désarroi littéraire au sens que nous sommes quelques brebis galeuses à vouloir écrire pour représenter notre peuple dans le domaine.
Ci-après, ma bibliographie que je suis allé piquer dans un site sur le Net pour me présenter ce par quoi j’aurais dû commencer. Bonne lecture à vous et bonne marche à celles et ceux qui voudront se joindre à nous pour faire du bruit et sillonner les rues de la capitale. Lundi 1er mai. Wws
Dans la petite voiture de Maselo
- Bonjour Mme Simone. Quel vent vous amène ? J’ai entendu que vous étiez partie chez vous … aux îles.
- Non M. Maselo. Je ne suis pas encore partie. Savez vous combien coûte un billet simple pour Iaai ?
- Avion ? Bateau ?
- Avant l’avion était plus cher. Je prenais régulièrement le Bético. Maintenant, je réfléchis. Cela dépend de ce que je gagne en faisant mon petit marché.
- Qu’est ce que vous vendez ?
- Des petits riens. Comme on dit. Des fleurs surtout. Des crotons, des ananas, des philodendrons…
- Et vous arrivez à vous assumer avec ça ?
- M. Maselo, je paie mes courses avec la recette de mes petites ventes.
- Y en a pour vous.
- Avant, je vendais des petits gâteaux. Des gâteaux huit et des beignets. Cela dépend des saisons. Quand y avait des bananes, j’en achetais dans le marché même, ça permettait aussi de tisser du lien avec les gens. Le petit monde. On se connaît.
- Y a une petite dame de Baco qui vendait des bananes…
- C’était avec elle que j’achetais mes bananes. Elle en possédait beaucoup de variétés.
- Oui, mais elle a arrêté après à cause du bunchy top.
- Ah ça, c’est vraiment une saloperie.
Extrait d’nternet tiré de l’Association Présence kanak – Maxha
« Personnage curieux et passionné, Léopold est l’avant-dernier d’une fratrie de dix enfants. Sa terre d’origine est l’île de Lifou, dans l’archipel de Nouvelle-Calédonie. Adopté très jeune par ses oncles, il a été élevé dans un milieu très modeste où le combat pour la reconnaissance est un souci au quotidien.
Léopold Hnacipan est né en 1964 à la tribu de Hunöj Lifou. Il a commencé sa scolarité au sein de la tribu. En 1973, l’année de ses 9 ans, il fut cédé à Hnadro, la tribu de sa maman, « pour faire de l’effectif ».
En 1974, de retour à Havila, Lifou il a enfin pu continuer sa scolarité en reprenant à partir du cours moyen puis le collège.
En 1980, il entre au lycée Do-Kamo où il obtient le baccalauréat B, série économique.
De 1985 à 1987, il séjournera à Grenoble où il suivra des études de lettres modernes. Troublé par la période des évènements qu’il vivra loin de chez lui, il déclarera au sujet de ses années d’études : « (…) Je n’ai vraiment pas assuré. Au fond, je me contentais d’exister sans me former. Je n’avais pas vraiment ma tête à moi ».
En 1989, de retour sur l’archipel, il occupera un poste de professeur de français à Nédivin Houaïlou avant de repartir de 1990 à 1992 sur Grenoble où il finira par décrocher deux diplômes universitaires : un diplôme de phonétique et de linguistique, et un diplôme d’enseignement du Français langue étrangère.
De retour au Pays, il prendra le poste de professeur de Français d’abord à Nédivin et ensuite à Tiéta Voh. Poste qu’il occupe encore aujourd’hui.
Quelques années plus, il obtiendra sa licence en Nouvelle-Calédonie
« J’ai comme l’impression d’être sur une autoroute à grande circulation et j’en suis très heureux. Je fonce et toute mon attention est tournée vers devant parce qu’enfin, j’écris ».
C’est dans sa case de Cawiouko, entre ses cours et sa vie de famille, qu’il écrit aujourd’hui essentiellement des nouvelles racontant la vie de sa tribu natale. Forces et dangers de la coutume, difficultés de la condition féminine, conception du couple et rapports claniques, il aborde tous les thèmes avec un regard critique mais bienveillant, bourré d’humour et de tendresse, braqué sur l’humanité de ses personnages, et brosse des tableaux envoûtants de sa culture d’origine.
Léopold Hnacipan se déclare nouvelliste assoiffé du désir d’infini.
« (…) L’albatros de Baudelaire me rappelle (…) ma condition « au milieu des huées ». Un roman ? Je ne pense pas qu’un jour j’irai jusque-là. J’attends d’abord que le brouillard se dissipe pour avoir plus de temps pour me faire pénitence. Écrire ». »












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