Carmen Bouearan, vers un avenir apaisé

Carmen Bouearan est née à Bourail en 1980, du clan Wï de Azareu par son père et Jümoin de Borégaou par sa mère. Elle a ses 5 frères et 3 sœurs.

C’est au milieu de sa fratrie qu’elle a grandi à Bourail, en tribu dès sa naissance. Cela fait 11 ans qu’elle est assise coutumièrement au sein du clan Böro Irräa de la tribu de Bouirou à Bourail.

Carmen a effectué toute sa scolarité à Bourail : école primaire à Azareu, puis collège Louis-Léopold Djiet, et son année en carrières sanitaires et sociales au lycée Petro Attiti.

Actuellement, elle poursuit des études en Développement durable et RSE à Angoulême.

Elle conserve de beaux souvenirs de ses années avec ses grands-parents à Borégaou et surtout les valeurs qu’ils lui ont inculquée, qui la guident et qu’elle partage. Elle considère que la vie en tribu et en famille est un trésor.

Aujourd’hui, étudiante dans l’hexagone grâce au GIP Cadres Avenir depuis 2020, elle a repris ses études pour acquérir les compétences nécessaires à l’accompagnement de la jeunesse calédonienne, en particulier dans les tribus de sa commune.

Je veux pouvoir quitter ce monde en ayant fait tout mon possible pour prendre soin de nos enfants.

Carmen a un espoir pour son pays : celui d’un avenir apaisé.

J’ai 44 ans aujourd’hui et mes filles m’ont fait l’immense bonheur de faire de moi une grand-mère. Ma jeunesse à Bourail m’a permis de grandir au milieu de frères et sœurs d’origines diverses : maréenne, wallisienne, tahitienne, caldoches, arabes, métropolitaines. Mes neveux, nièces et petits-enfants sont métissés : italiens, arabes, chinois, japonais, javanais… Dans notre famille, nous avons toujours ouvert notre maison et nos cœurs à toutes les personnes, peu importe leur couleur ou leurs convictions. Mes enfants, en grandissant, m’ont fait rencontrer des enfants de toutes ethnies, pour lesquels je porte le même amour et la même inquiétude concernant leur bien-être.

Ses expériences de vie lui ont fait prendre conscience que la jeunesse calédonienne souffre du clivage politique et qu’elle a besoin de projets communautaires et culturels qui valorisent sa diversité culturelle.

Grâce à son parcours d’études en Charente et en Nouvelle-Calédonie, elle fait de belles rencontres ce qui renforce son espoir pour demain.

Je porte avec foi la bannière de l’Amour, et ce qui me met hors de moi, c’est l’injustice.
Je suis pour une Nouvelle-Calédonie forte, riche de ses différences comme elle l’a toujours été, et je crois fermement que c’est le système qui pourrit le vivre-ensemble.

L’Esprit d’Amour est la solution à nos maux – Carmen Boueran

A lire également, un article de Carmen Bouearan écrit en décembre 2022 : Puiser dans le savoir traditionnel pour répondre aux besoins futurs

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