L’ONU définit la justice transitionnelle comme « l’éventail complet des divers processus et mécanismes mis en œuvre par une société pour tenter de faire face à des exactions massives commises dans le passé, en vue d’établir les responsabilités, de rendre la justice et de permettre la réconciliation ».
Le sénat coutumier a organisé un séminaire sur la vision kanak de la justice transitionnelle, l’occasion de prendre conscience de la richesse pour les possibilités de guérison sociale qu’offre la justice transitionnelle face à la colonialité de la société calédonienne.
Cela a également permis de prendre conscience de la conceptualisation des 4 piliers de la justice transitionnelle selon la vision kanak : vérité, justice, réparation, garantie de non-répétition.
Ainsi, il en ressort que la vision kanak de la vérité :
◇ c’est l’humilité. Ma vérité s’arrête à celle de l’autre ;
◇ la vérité, c’est la parole qu’on attache dans la case ;
◇ la vérité, c’est celle venue du groupe, nous fabriquons notre vérité ;
◇ la limite de la vérité est quand la transmission de la parole a été rompue ;
◇ aujourd’hui, il faut tout dire, et que les vérités soient écrites.
Intervention de Messieurs Jean-Pierre Massias, président de l’ Institut Francophone pour la Justice et la Démocratie, Louis Joinet, professeur de droit à l’université de Pau et des Pays de l’Adour, Monsieur Fabrice Hourquebie, professeur de droit à l’université de Bordeaux et spécialiste de la justice transitionnelle, au Séminaire La Vision Kanak de la Justice transitionnelle au Sénat Coutumier de la Nouvelle-Calédonie.
Pour aller plus loin : https://www.congres.nc/justice-transitionnelle-une-journee-dinitiation-proposee-aux-institutions/








Laisser un commentaire