Arthur Upane Maramin, un homme de conviction

Originaire de Nôôwé (Nonhoué) à Canala, Arthur Upane Maramin était reconnu dans toute la région Xârâcùù pour ses qualités d’orateur lors des discours cérémoniels. Érudit, penseur, compositeur de “taperas” émérite, il était pour nombre de ceux qui l’ont côtoyé au sein de différentes structures d’une grande sagesse.

Homme de conviction, il a porté la foi pour son pays auprès de l’Union Calédonienne aux côtés d’Emile Nechero et Eloi Machoro avant de s’engager dans le développement local et la formation à travers les Maisons Familiales Rurales pour permettre aux jeunes de faire leur place dans le monde des adultes via l’apprentissage dans le prolongement des Écoles Populaires Kanak.

A la fin de la période des “évènements”, il œuvre sur Canala au processus de réconciliation des familles aux côtés de Léopold Jorédié et accompagne l’engagement des coutumiers dans le développement économique via les GDPL. Il poursuivra cet engagement dans la médiation en étant choisi par ses pairs pour devenir assesseur de l’aire coutumière Xârâcùù.

Il a été pour le département Patrimoine et Recherche de l’ADCK-CCT, un des premiers informateurs du dispositif de collecte du patrimoine oral kanak amorcé avec l’aire Xârâcùù en 2002 mené avec Emmanuel Kasarhérou et Patrice Moasadi.

Issu de la grande lignée des Pîmè, son clan originaire de Kouaoua est descendu s’installer dans la région de Canala faisant valoir ainsi son statut de “détenteurs de pierres de pluie et du soleil” auprès de la grande chefferie Bwaxéa.

Sa connaissance a nourri le travail de l’Agence de Développement de la Culture Kanak notamment sur la connaissance des objets ethnographiques kanak (programme Inventaire du Patrimoine Kanak Dispersé), les généalogies des clans de la région Xârâcùù, Ajië et Drubéa, le déroulement de la guerre contre Atai à La Foa en 1878 et celle de 1917 à Hienghène-Koné…

Dans un entretien à la revue culturelle Mwà Véé en 2012, Arthur Upane Maramin avait déclaré

“La parole est venue de là où sont les ancêtres. La parole qui est en moi s’arrête aujourd’hui […] c’est pour cela que j’ai transmis à mes enfants. La parole, c’est le souffle de la terre. C’est comme un miroir, nous, nous sommes d’un côté et les esprits, de l’autre côté. […] La parole est là de tout temps, elle est vivante.”

Source : https://www.facebook.com/centrecultureltjibaou

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