Le tout premier auteur kanak, c’est lui. Le tout premier auteur au sens habituel de ce mot. C’est ainsi que Jean Guiart commence son ouvrage sur Bwesou Eurijisi.
Au travers de ses récits, de ses notes, il décrira l’origine des chefferies et des familles, les formules rituelles ce qui fera de lui un des hommes les plus contestés de la tradition culturelle kanak puisqu’il sera un des tous premiers à passer de l’oralité à l’écrit.
Maurice Leenhardt mettra en scène ses écrits ce qui aura pour conséquence une attention au-delà de la barrière de corail.
Dans cet ouvrage, Jean Guiart s’est attaché à rendre à César ce qui appartient à César et à mettre en valeur le travail incontestable du tout premier auteur kanak. Il met également en lumière tout le long travail culturel opéré par la société civile kanak depuis le début du 20e siècle et prouve encore une fois que cette dernière a su se transcender en apprenant en moins de 200 ans là où il aura fallu plus de 2000 ans à la société civile occidentale.
Les textes originaux de Bwesou Eurijisi sont disponibles aux Archives d’Outre-Mer à Aix-en-Provence, au format microfilm et en photocopies aux Archives de la Nouvelle-Calédonie.
Résumé
La vie réelle de la nation canaque de Nouvelle-Calédonie est si peu connue que le démarrage de son évolution culturelle moderne est trop souvent situé au festival de Mélanésia 2000, qui est un achèvement et non le démarrage d’une nouvelle ère.
La réalité est que l’enseignement de l’écriture a, comme partout dans le Pacifique sud, depuis les premiers temps de la London Missionary Society, provoqué des vocations d’écrivains. La plupart de ces derniers sont inconnus du public, que ce soit en Polynésie ou en Mélanésie, pour la très bonne raison qu’ils écrivaient dans la langue où l’on venait de leur donner l’Évangile, la leur.
Les historiens connaissent aujourd’hui les textes précieux, portant sur la Nouvelle-Calédonie, du rarotongien Ta’unga. Il a paru souhaitable que l’auteur canaque, à la fois le premier, en tant qu’écrivain, et le plus prolifique, à son époque, Bwesou Eurijisi, cesse d’être inconnu des lecteurs français, et dans une grande mesure aussi des lecteurs mélanésiens.
Il a écrit, de 1908 à 1925, pour Maurice Leenhardt, qui lui avait enseigné à lire et à écrire dans sa propre langue, le merea Ajië, la langue des vallées de Houaïlou, qui a longtemps joué le rôle de langue véhiculaire sur la Grande Terre, en concurrence avec le qene Drehu, la langue de Lifou.
Extrait

L’ouvrage
sources : http://www.jeanguiart.org/ – https://smp-bibli.gouv.nc/












Laisser un commentaire