« Il faut toujours voir le bon côté des choses. Alors retournez-vous ! » – Boris Vian dans L’écume des jours.
Cet extrait d’un dialogue du célèbre ouvrage de Boris Vian passe bien souvent inaperçu et cela se comprend tant l’être humain a tendance à regarder en arrière, à se lamenter sur les expériences passées, à se complaire dans la nostalgie. Pourtant, cette phrase résume à elle seule la meilleure des postures à avoir pour pouvoir avancer.
La société kanako-calédonienne vit une transformation importante depuis la signature de l’Accord de Nouméa, formidable feuille de route qui a pour objectif de guider, d’amener vers de nouveaux horizons, vers l’autodétermination. Une transformation actée par les Nations Unies.
Au-delà de cette phrase, n’est-ce pas cela le but de toute société : avancer, se transformer, évoluer. Bien loin de ce que certains loyalistes appellent de leurs voeux en souhaitant revenir à un colonialisme dépassé et révolu. Ce qui valait pour la société civile kanak hier, vaut aujourd’hui pour la communauté loyaliste. En effet, revenir en arrière, vouloir à tout prix vivre « comme avant », c’est faire le choix de ne pas pouvoir vivre aujourd’hui.

Les derniers articles publiés sur notre plateforme vous permettront peut-être de nourrir cette pensée et de vouloir vous aussi participer à cette transformation.
L’article publié ici propose de s’interroger sur les discours contemporains de leaders indépendantistes face aux dilemmes qui s’imposent à des représentants coutumiers du peuple kanak au terme de l’accord de Nouméa, entre leur volonté d’accession à la pleine souveraineté et les (…) alternatives consécutives aux trois refus successifs des consultations référendaires : https://presencekanak.com/2025/02/20/comment-sortir-du-mode-survie-entre-autochtonisme-et-projet-politique-de-reconquete-de-souverainete-par-le-peuple-kanak/
Pascal Hébert est un militant de la décolonisation. Il propose dans cette conférence, en partant d’exemples concrets de nos quotidiens calédoniens, de décrypter les mécanismes de l’innocence blanche et de présenter les enjeux et étapes d’une prise de conscience anti-hégémonique. Un processus indispensable à l’avènement d’un vivre ensemble apaisé et joyeux : https://presencekanak.com/2025/02/21/mais-ou-est-partie-la-colonisation/
Faisant fi des a priori, Jean-Pierre Wémama est devenu, en 1984, le premier médecin kanak. Nous vous proposons ici deux documents pour en savoir plus sur cet homme et son regard sur l’urbanisation de la société civile kanak : https://presencekanak.com/2025/03/03/jean-pierre-wemama-le-premier-medecin-kanak/
Les victimes de la colonisation sont nombreuses et en majorité représentées en Kanaky-Nouvelle-Calédonie. Dans cette conférence de 2015, Louis-José Barbançon présente l’histoire de ses 2000 hommes majoritairement d’origine algérienne et déportés sur notre île. Ces hommes, loi oblige, ont en majorité épousés des femmes Kanak : https://presencekanak.com/2025/03/04/les-arabes-de-caledoun-1864-1921-donnees-historiques-juridiques-et-statistiques/
Dans cette conférence, Patrice Godin s’appuie sur la connaissance actuelle du monde kanak pour proposer de nouvelles hypothèses sur l’histoire culturelle du Pacifique : https://presencekanak.com/2025/03/05/peut-on-comparer-la-diversite-des-societes-oceaniennes-vue-du-pays-kanak/
La jeunesse de notre pays est aujourd’hui riche des connaissances occidentales et des connaissances océaniennes. Hassan Xulue fait partie de cette jeunesse qui désormais se sert de cette richesse pour en faire des outils de travail incroyable : https://presencekanak.com/2025/03/06/methodoceanioologie/
A partir des connaissances occidentales, notamment cette manière de conceptualiser, et les connaissances kanak, Eddie Wadrawane étudie depuis de nombreuses années l’éducation au sein de la société civile kanak : https://presencekanak.com/2025/03/09/une-societe-a-education-encore-presente-dans-lesprit-du-peuple-premier/
Un très ancien enseignement spirituel nous apprend qu’une des missions des Occidentaux était d’apporter leurs connaissances aux peuples premiers tout en s’inspirant de leurs connaissances innées de la planète Terre. Certainement pas de les réduire à une colonisation violente ayant pour but de les soumettre et de les invisibiliser. Grâce à Dieu, à l’instar de Louise Michel qui avait décidé d’enseigner la lecture aux Kanak, nombreux sont ceux qui n’ont qu’une envie : mettre à disposition leurs connaissances aux peuples premiers, simplement et humblement, sans pour autant faire à leur place. Puissiez-vous être plus nombreux.
Oléti / Ci oreon












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