Graziella Poanoui

C’est à 20 ans, après avoir d’abord redoublé puis validé sa première année de médecine en Nouvelle-Calédonie que Graziella se tourne vers les aides proposées par Cadres Avenir afin de pouvoir poursuivre ses études en Métropole.

Elle entend parler du dispositif alors qu’elle travaille en tant que JSD au passeport mobilité, qui fait partie du même GIP. Elle y a donc postulé et grâce à son choix d’études a pu intégrer le dispositif et bénéficier d’aide et d’accompagnement sur toute la période de son externat.

L’université de la Nouvelle-Calédonie travaillant en partenariat avec l’institut Pierre et Marie Curie, c’est sur Paris que Graziella pose ses valises en 2007, et ce pour six ans.

Soutenue par Cadres Avenir, relayé par l’ACESTE Toulouse, et accompagnée par trois tuteurs, tous très présents et à l’écoute, elle a finalement réussi à s’acclimater.

À la fin de sa sixième année, Graziella a entamé son internat en médecine générale à Lyon. Désormais salariée car rémunérée par l’hôpital où elle exerce, ce nouveau chapitre marque également la fin de son suivi par Cadres Avenir.

Elle termine son internat à Tahiti où elle a intégré le service oncologie de l’hôpital du Taaone pour toute la durée de son dernier semestre.

 Forgée par ses différentes expériences, Graziella revient au pays en 2020, son contrat stipulant qu’elle doit cinq années à la Nouvelle-Calédonie en échange de sa bourse.

Graziella remplace d’abord une collègue médecin coordinateur dans une structure pour personnes en situation de polyhandicap, effectue en même temps des remplacements en médecine générale ainsi qu’au CHS en service gériatrie, intervient en tant que médecin coordinateur dans une autre structure pour personnes en situation de handicap et s’occupe également de la vaccination du personnel du CHS.

« Je suis quelqu’un de très active et comme je ne sais pas toujours ce que je veux faire exactement et où me fixer, je profite des opportunités qui se présentent à moi pour toucher à tout. C’est un métier difficile pour lequel j’ai étudié longtemps. On soigne des gens, on prend soin de leur vie. Il est donc impératif pour moi de trouver ce qui me correspond le mieux ».

En 2020, elle co-écrit avec Claire Harpet pendant son internat à Tahiti l’ouvrage « Ce que les silences racontent de la relation entre soignant et soigné », une analyse qui pourrait être transposée en Kanaky-Nouvelle-Calédonie.

Sa thèse

Vers une médecine intégrative traditionnelle transculturelle en Polynésie française – Thèse de Médecine générale sous la direction de Eric Parrat et de Claire Harpet, soutenue le 17 octobre 2019.

Question de recherche : La médecine traditionnelle fait partie intégrante du monde polynésien. Cette médecine a longtemps été cachée, interdite, diabolisée. C’est pourtant vers cette médecine ancestrale que le patient polynésien se tourne en premier lieu lorsqu’il se retrouve confronté à une pathologie. La médecine conventionnelle intervient souvent dans un second temps.

La part culturelle du patient a une importance majeure dans la prise en charge de sa maladie. Chez les patients polynésiens, les soins traditionnels sont essentiellement réalisés à partir de décoctions de plantes médicinales (raa’u tahiti) et de massages. Cet aspect traditionnel et culturel est souvent laissé de côté lorsque le patient est pris en charge pour une pathologie en médecine conventionnelle.

Pourtant, l’organisation mondiale de la santé a défini une stratégie pour 2014-2023 pour la médecine traditionnelle. Elle y recommande la mise en place de relations entre les professionnels de santé et les tradipraticiens afin d’assurer une amélioration de la prise en charge du patient dans sa globalité.

Afin d’atteindre les objectifs essentiels de cette stratégie, une expérience préliminaire de travail en collaboration, entre les tradipraticiens et les professionnels de santé de l’unité de pneumologie du CHPf, a été menée. Celle-ci a été concluante, ce qui a conduit les professionnels de santé de l’établissement à demander son extension à d’autres services de l’hôpital.

La question posée est : la collaboration entre les tradipraticiens et des professionnels de santé dans le cadre d’un projet de médecine intégrative transculturelle est-elle faisable ? Cette question a été abordée lors d’un séminaire. Ce dernier était centré sur la rencontre entre la médecine conventionnelle et la médecine traditionnelle, étendue à d’autres thérapies complémentaires (hypnose, méditation) et au monde de la culture polynésienne.

Sources : Cadres avenir nc – https://chairevaleursdusoin.univ-lyon3.fr/

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