Rosine Téun Streeter, militante Kanak

Femme Kanak septuagénaire, Rosine Streeter est née à Lifou en Nouvelle-Calédonie. Elle est une des plus anciennes militantes syndicaliste du Pays.

Rosine Streeter a été une des premières femmes Kanak à être employée à la CAFAT (Sécurité Sociale de Nouvelle-Calédonie). Est-ce le comportement d’une majorité de ses collègues de la CAFAT, les revendications des Foulards Rouges, elle entre très rapidement dans le monde syndicaliste.

En 1979, elle est nommée secrétaire générale d’un syndicat renommé (USOENC). Après avoir quitté ce poste, elle créée son propre syndicat (Syndicat Libre Unité Action – SLUA) en 1995. A cette époque, elle est la seule femme Kanak à diriger un syndicat de travailleurs. La spécificité de son syndicat : un dialogue préventif imposé avant de déclencher une grève, ce qui a eu pour conséquence de diminuer très significativement les grèves.

« J’ai évolué dans un domaine masculin. Il a fallu me battre contre les patrons et contre ces messieurs qui ne voulaient pas partager avec une femme. Mon combat pour les intérêts et les droits des femmes a été très dur en face des hommes, mais j’ai réussi à faire en sorte d’améliorer les conditions de travail de nombreuses femmes dans mon Pays et à me mettre à leur service durant plusieurs années de ma vie. »  

A titre d’exemple, Rosine s’est battu en 1995 pour des cantinières d’école qui ne percevaient que de maigres revenus. Grâce à ses actions syndicales, ce personnel a pu bénéficier d’une prime de fin d’année, voir augmenter leur nombre d’heures de travail grâce à la mise en place des garderies d’enfants dans les écoles le matin et le soir, et bénéficier de la gratuite des repas du midi.

Rosine Streeter a aussi été membre du Conseil Economique et Social de la Nouvelle-Calédonie où elle a présidé la commission de la santé et de la protection sociale. Elle a pu à ce titre contribuer à des réformes importantes en matière d’allocation de budgets significatifs pour une meilleure santé de la population dans tout le pays.

Son message pour les femmes du Pacifique : « Etre fortes. Se battre pour faire notre place dans les postes où se prennent les décisions importantes pour diriger durablement et équitablement nos Nations océaniennes. »

source : https://www.spc.int/fr

photo : facebook

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