Poindi-Patchili

Poindi-Patchili, chef kanak de la tribu de Wagap et de Pamale (Sur la côte est, entre Touho et Hienghène), né vers 1830, est originaire d’un clan de Ponérihouen. Il s’est opposé très tôt à l’établissement de la France en Nouvelle-Calédonie.

Lors d’une offensive du commandant Durant, quatre rebelles de la famille de Poindi-Patchili sont tués et entraîne la dispersion de la tribu de Wagap, situé dans le village de Tiounao. Il se réfugie chez le chef Gondou, dans le massif montagneux d’Até, près de Koné et devient son lieutenant. Il participe à plusieurs révoltes contre l’autorité coloniale, notamment la grande Coalition en 1868, et acquiert ainsi une image prestigieuse auprès des tribus autochtones qui le considère comme un être surnaturel tuant ses ennemis à distance.

Défiant constamment l’autorité coloniale, le chef a acquis beaucoup de prestige auprès de la population kanak. « Marcheur infatigable », certains Kanak lui prêtaient un don d’ubiquité. 

Le chef Poindi-Patchili a été arrêté en 1887 pour un vol de cochons auquel il aurait participé, il a été exilé au bagne d’Obock à Djibouti où il est décédé le 14 mai 1888, à l’âge de 58 ans environ.

La collection des musées de Bourges conserve 4 objets de ce chef Kanak, donnés par Gervais Bourdinat.

Source : Musée de Bourges.

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