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Les enfants otages

Le sujet des enfants otages est un sujet sensible qui n’en demeure pas moins mal connu comme beaucoup d’épisodes douloureux de l’Histoire Calédonienne.

On peut lire dans les éphémérides de la Nouvelle-Calédonie à la date du 30 juillet 1856 : « Le chef Kuindo donne en otage comme garantie de sa soumission, ses fils PoaÏta, Baaé et son neuveu Kaapéta » (Six textes anciens SEHNC page 296).

Ainsi l’âme de la révolte du sud doit livrer ses enfants dès 1856, il mourra en avril 1858.

Emile Foucher, commissaire adjoint à la marine dans « Souvenir des trois moineaux » évoque aussi le sort des enfants Païta. Il écrit : « Deux jours après la mort de Kuindo, on arrêta trois vieux kanak dont un était couvert de cicatrices. Ils déclarèrent qu’ils venaient annoncer qu’ils avaient tué Kuindo pour se venger d’offenses personnelles, et qu’ils venaient demander le petit Païta pour le reconnaître comme chef. Comme on connaissait leur dessein, on les mit à la chaine et plus tard on les envoya à Tahiti ». (six textes anciens SEHNC page 260)

L’historien Alain Saussol dans son ouvrage référence « L’héritage » écrit aussi page 70 : « Quindo doit livrer trois de ses enfants en otage qui seront élevés et scolarisés à Port-de-France ».

Pour Guiart, cité par Saussol, ces enfants devaient mourir à Port-de-France à l’école primaire. Une version que ne partage sûrement pas Ignace Païta. Il a confié descendre d’Augustin l’enfant otage échappé. Ce dernier se serait caché à Ouitoé, il aurait eu un fils Marc le père d’Ignace.

Il convient aussi d’évoquer le sort des « enfants prisonniers ».

Foucher dans « Souvenirs des trois moineaux » après l’expédition de Kamba du 10 décembre 1857, écrit : « Les enfants prisonniers ne furent pas oubliés et, à leur arrivée à Paé, les femmes se les disputaient ; toutes voulaient les adopter » (souvenirs des trois moineaux SEHNC page 250).

Dans les sources anciennes, comme pour les scientifiques, ou dans les mémoires, demeure le souvenir des enfants otages. Enfants de chef ou enfants des tribus soumises, enfants violentés par les vents mauvais de l’Histoire.

source : Passionnément Calédoniens

référence : Nouvelle-Calédonie – Documents iconographiques anciens – Patrick O’Reilly et Jean Poirier – Nouvelles Editions Latines.

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