Edou, au début du Kaneka

Edou, de son vrai nom Edouard Wamai, fait parti des artistes renommés en Nouvelle-Calédonie.

Son histoire commence à la fin des années 80 dans sa tribu de Dueulu à Lifou où il s’exerce à la pratique de la musique au sein de l’école du dimanche avec des jeunes de sa tribu. A l’époque c’est l’effervescence musicale avec l’apparition de nombreux groupes de kanéka comme BWANJEP (Hienghene), VAMALEY (Voh), GUREJELE (Maré)…

Edou crée le groupe Drui (nom d’une danse guerrière de Gaica) et enregistre un premier album début 90. Dans la foulée, il sort son premier album solo. Le groupe Drui devient Mexem (l’écho en langue de Lifou) et poursuit sa carrière avec de nombreux albums durant toute la décennie 90 dont les tubes “Océanie”, “Communication”…

Un groupe emblématique, un leader charismatique

Les discographies de Mexem et de Edou sont étroitement liées, ce dernier étant le leader charismatique de ce groupe originaire de Lifou. Mexem est le groupe kanak qui a le plus tourné dans la région Pacifique, Australie, Vanuatu, Samoa et Fidji, Edou ayant rajouté à son actif Tahiti et la Nouvelle-Zélande pour des tournées de promotion de ses albums solos.

Edou s’est permit, pour ses albums, d’enregistrer avec des musiciens étrangers, parmi lesquels l’ancien groupe du sud-africain Lucky Dube (Slaves) pour « Fetra Mace », ainsi que des musiciens papous et africains pour  » Waanegejë ».

Pendant que Mexem tourne dans tout le Pacifique (Vanuatu, Fidji, Australie, Iles Cook, Nouvelle zélande, Samoa…) et dans tout le pays, Edou, quant à lui, poursuit sa carrière solo en réalisant un album avec le band de Lucky Dubé, reggaeman originaire d’Afrique du Sud. Cet album le propulse en tête des charts et lui apporte enfin la reconnaissance unanime du public et des professionnels.

Carrière solo

Parrallélement, Edou développe un répertoire en direction du public “Enfant” avec des reprises de comptines comme “Papillon”.

Il finira par faire un spectacle qui leur est entièrement dédié à Tjibaou et qui finira par un album Live. L’album “Waanegéjë” avec Ben (batteur papou de Yothu Yindi) et des musiciens parisiens semble être le meilleur de tous avec une fusion entre tradition et modernité vraiment riche. Edou continue de créer et de proposer sa vision du monde à qui veut l’écouter.

En 2010, Edou travaille avec la musicienne et chanteuse réunionnaise Léila Negrau. Ils tournent ensemble dans l’océan indien et en au Centre Tjibaou.

En 2011, il travaille avec François Bréand arrangeur, compositeur et pianiste ayant travaillé avec Enzo Enzo, Kent, Salif Kéita et Bernard Lavilliers entre autre. L’album “Tilai” sort en fin d’année avec une fusion tchap afro.

Edou s’envole en 2012 pour une tournée gigantesque en Europe avec une quarantaine de dates.

Très ancré dans sa culture, Edouard Wamaï assume des charges coutumières importantes et des postes à responsabilité dans la vie culturelle du pays, comme la direction du centre culturel de Hienghène de 2011 à 2014.

En 2017, après sept ans hors de la scène musicale, Edou revient avec un cinquième album personnel, Theué Mékune, dans lequel il livre son regard sur l’évolution et les bouleversements que connaît notre planète.

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