Les bidonvilles abondent
Ceux qu’on abandonne
À un sort
Miné par un matériel
À la déroute
Sur ce peu de route
Où la poussière tarife
Des vies misent à l’écart
De la majestueuse fourmilière
Où, les lendemains mettent en émoi
Des impatiences fulgurantes
Face aux fatalités exigeantes
Désobligeante routine
Sans saveurs
Sans savoir de quoi demain sera fait
Hormis la peur
Ces tôles ondulées
Comptent de vaillantes espérances
Elles jouissent de petits riens
Dans une vie ancrée
De fatalités quotidiennes
Cela ne tient parfois
Qu’à de prudes regards
Quand des repas aussi chaud
Qu’une main tendue, se partagent
Sous ces tôles ondulées
À travers les trous
On y voit les étoiles
Comme bougies éternelles
Apaisant les rêves
Là où souffre l’espoir








Laisser un commentaire