Ambrevade (Cajanus cajan (L.) Millsp.), le bona

Description
Cet arbuste de la famille des Légumineuses Papilionacées peut atteindre deux métres de haut. Il donne des grappes de fleurs jaunes teintées d’orange vermillon qui fructifient en gousses contenant des graines de la taille d’une grosse lentille. Les feuilles soyeuses sont composées et d’une couleur vert brunâtre plus claire à l’envers de la foliole.

Origine et culture
L’Ambrevade est originaire d’Afrique. Elle a été introduite en Nouvelle-Calédonie par les colons bourbonnais ou leurs employés Cafres au tournant du siècle dernier.

Elle ne se trouve qu’en culture, et si au hasard d’une promenade vous en rencontrez des pieds naturalisés, il sont les témoins d’un ancien jardin et, en principe, ont toujours un propriétaire. Sauf dans le nord-est de la Grande Terre, où survivent des traditions culinaires réunionnaises, l’Ambrevade fait actuellement surtout partie du régime alimentaire des Mélanésiens.

Elle est très abondante sur la Côte Est, de Ponérihouen à Ouégoa, et aux îles Loyauté. Elle est, ailleurs, moins bien représentée.

Les lentilles d’Ambrevade sont mûres fin août début septembre. Vous pouvez en trouver sur les marchés de brousse.

Usage alimentaire
Vous utiliserez les lentilles d’Ambrevade dans des potages ou des soupes, préparées en ragoût ou en salades, parfois aromatisées de curry. Elles sont faciles à digérer et nourrissantes. On leur attribue des propriétés diurétiques.

Usage médicinal
Les fleurs et les feuilles de l’Ambrevade possèdent les mêmes propriétés diurétiques que les lentilles, elles sont également émollientes.

Fleurs: Les fleurs d’Ambrevade infusées peuvent être employées en boisson pectorale.
Feuilles: Les feuilles sont utilisées en macération pour calmer et sécher les phlyctènes d’origine allergique comme par exemple les brûlures causées par le Faux acajou ou Goudronnier, Semecarpus atra : mettez à macérer pendant 24 heures une poignée de feuilles grossièrement coupées dans un litre d’eau froide, Appliquez en compresses sur les
brûlures et buvez trois fois par jour un verre de la macération. Vous observerez presque aussitôt la cessation des démangeaisons et la résorption de l’œdème.

Renouvelez la macération et son emploi pendant quatre à cinq jours jusqu’à assèchement
total des plaies.
Cette médication a le mérite d’insensibiliser aux atteintes ultérieures de l’Acajou. L’action de l’Ambrevade sera renforcée si vous ajoutez aux macérations une ou deux feuilles de
Graptophyllum pictum (Acanthacée), plante orne mentale qui ne possède malheureusement pas de nom vernaculaire courant pouvant faciliter sa recherche.

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