Au début de l’année, il y avait encore cette frustration du travail inachevé, de la déception des liens de confiances dénoués et des projets ensemencés tus dans le bourgeon à peine découvert.
Cette quête de sens où se requestionner soi-même devient l’évidence pour accomplir son IKIGAÏ, sa mission de vie.
Nous sommes tous différent-e-s et pourtant nous partageons l’intérêt de servir le collectif, de nourrir la jeunesse, de soutenir les familles et de faire exister ce qui nous anime.
Chacun-e à sa place, chacun-e avec sa lumière, chacun-e avec sa manière unique d’ajouter son attache à la toiture de la grande case.
Et alors, les empreintes ont commencé à se dessiner, en Province Nord.
Nous avons appris à naviguer en conscience à observer, ralentir, écouter, pour permettre à l’apprenant-e en contexte de formation d’acquérir les bases pour s’élever.
Nous avons appris à dialoguer par les ateliers d’éducation à l’intelligence émotionnelle afin d’aller au-devant de l’autre, de tendre l’oreille, d’accueillir les émotions et de créer des ponts invisibles entre générations & territoires.
Nous avons appris à regarder autrement, lire les images, laisser parler les récits projetés sur grand écran pour ouvrir le dialogue intergénérationnel et interculturel.
Puis à Koohnê, le Centre Culturel Provincial Pomemie a ancré ces expériences dans le patrimoine vivant grâce à l’espace mis à disposition pour co-construire, co-créer et continuer ensemble.
Le bâti, les lieux, les gestes et les corps sont devenus des pages ouvertes, prêtes à accueillir nos histoires et à transmettre nos savoirs.
Chaque pas, chaque atelier, chaque échange, chaque rire, chaque silence a déposé une empreinte.
Ces empreintes se sont arborescentes, entrelacées comme des branches dans un réseau vivant de graines semées pour l’éveil à l’esprit critique et l’ouverture à l’autre.
Merci, car maintenant les doutes, les appréhensions et la peur de ne pas être à la hauteur se dissolvent. A leur place, la lumière de l’intelligence collective, de la confiance partagée et de la co-création se font face.
Nos chemins individuels se transforment en réseau vibrant, en espace où le sens prend corps, où le lien devient vivant.
Cidôri , un grand merci à vous tout-e-s , les acteur-ice-s du terrain, aiguilleurs de conscience, artisan-e-s de savoirs, faiseurs de liens intagibles.
C’est ensemble en 2026 que nous continuons, pas à pas, à faire exister ce qui nous rassemble, à tisser le fil fragile mais lumineux du collectif et à prendre soin de l’autre.












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