Technique de navigation ancestrale avec calebasse

La technique de navigation ancestrale avec la calebasse sacrée que maîtrisait dans les temps immémoriaux Qaqadi Qenegeiedi et Qaqadi Xetiwan.

Chaque « calebasse sacrée » était conçu pour une île connue associée à une étoile particulière.

L’instrument permettait aux navigateurs de déterminer quand ils étaient sur la latitude de l’île de destination.

La « calebasse sacrée » était fait d’une courge ou d’une noix de coco, percée à sa base d’un anneau de trous.

Un de ces trous constituait l’oculaire par lequel se faisait l’observation.

De l’autre côté de la noix, un trou percé plus haut était l’objectif, le trou d’étoile par lequel dans une position précise on pouvait voir l’étoile choisie à son zénith (le point le plus haut dans le ciel).

Le navigateur ancestral remplissait la noix de coco d’eau de mer jusqu’à l’anneau des trous et la couvrait d’une fine couche d’huile de noix pour former un horizon artificiel.

Quand il pouvait voir l’étoile à travers le trou d’étoile, il savait qu’il était parvenu sur la latitude de l’île de destination.

Comment l’instrument était utilisé ?? => La « calebasse » fonctionnait comme une méthode de navigation en latitude par les étoiles, ce qui est la même chose qu’une méthode de navigation en latitude par le Soleil, mais sans nécessiter de table de déclinaison car les déclinaisons d’étoiles sont fixes…
 …Une hauteur connue de l’étoile obtenue par la calebasse indique que la pirogue est sur la même route Est-Ouest que sa destination. Si, en regardant par l’oculaire, l’étoile est dans l’objectif et l’eau de l’horizon artificiel alignée avec tous les trous de l’anneau, on est sur un point où la latitude de l’île de destination est atteinte. La pirogue peut être dirigée directement vers l’Est (ou l’Ouest)…

Sur la mer un marin voyage dans la sphère céleste… Il dispose de nombreux indices quant à la direction qu’il doit suivre et au maintien de cette direction. La boussole a rendu aveugle la plupart d’entre nous à l’existence et à l’utilisation de ces indices.
 En navigant selon la méthode des hauteurs d’étoiles on n’avait pas besoin de chronomètre ni de tables de déclinaison. On avait juste à vérifier avec la calebasse que la hauteur de l’étoile mettait la pirogue sur la bonne ligne Est-Ouest et à conserver la pirogue sur cette route pour atteindre sa destination.

source : propos partagés sur le compte FB Dalé Kahlemu 

crédit photo : Association Présence Kanak

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