Le mercredi 9 août 2023
Madame Aurélie Garnier-Brun, directrice du développement et du mécénat d’En Avant Toute(s),
Madame Ynaée Benaben, directrice générale et co-fondatrice d’En Avant Toute(s),
Monsieur Thomas Humbert, directeur général adjoint et co-fondateur d’En Avant Toute(s),
Madame Anne Bérêts, président d’En Avant Toute(s),
Madame Louise Delavier, directrice des programmes d’En Avant Toute(s),
Madame Barbara Gabel, journaliste de France 24,
Monsieur Lucas Dusart, journaliste de France Info,
En cette journée internationale des peuples autochtones, qui a pour but de sensibiliser le public aux enjeux majeurs des peuples autochtones, nous nous réunissons pour vous adresser cette lettre ouverte. Notre démarche s’ancre tout d’abord dans une volonté de dénonciation de la gravité des mensonges médiatisés, de minimisation des dommages, mais aussi d’éducation à la lutte des peuples autochtones et à la lutte contre les oppressions sexuelles et sexistes, notamment en contexte colonial, et pour que les outils et ressources déployés dans ces luttes servent en premier lieu aux personnes concernées.
Nous sommes autochtones, kanak, français.e.s, femmes, hommes, personnes de Kanaky/Nouvelle-Calédonie engagé.e.s pour la justice sociale en Kanaky/Nouvelle-Calédonie à titre personnel, professionnel, mais aussi en tant que bénévoles et militant.e.s dans le milieu associatif. Nous avons récemment découvert à travers les médias de France hexagonale le rapport intitulé “Des ponts entre les territoires d’outre-mer et l’hexagone” produit par l’association En Avant Toute(s). Le rapport tente d’analyser les contextes des territoires d’outre-mer concernant les violences faites aux femmes et aux personnes LGBTQIA+ et évalue la possibilité de mise en place de leur service de tchat, pour l’instant principalement présent en France hexagonale. Nous sommes alarmé.e.s par deux points principaux : 1/ La désinformation dans les médias ; 2/ La légèreté et le caractère colonial de ce rapport qui témoigne d’une méconnaissance des territoires d’outre-mer, et de Kanaky/Nouvelle-Calédonie en particulier, puisque nous sommes concerné.e.s.
Désinformation dans les médias
Dans une interview publiée le 12 juillet 2023 par France Info, Mme Aurélie Garnier-Brun déclarait : ‘[le] droit coutumier, se superposant au droit commun en Nouvelle-Calédonie. « Vers qui les victimes vont-elles se tourner ? Vers le droit commun ou coutumier ?… Ce n’est pas le même code. Le droit coutumier est régi de pratiques ancestrales. Parfois, des victimes doivent s’excuser auprès de leurs agresseurs pour régler les conflits au sein d’un clan. »’
Cette information est de nouveau partagée dans un entretien publié le 29 juillet par France 24 au cours duquel Mme Garnier-Brun indique qu’ »en Nouvelle-Calédonie, la coexistence du droit commun et du droit coutumier peut représenter un facteur de risque pour les femmes en termes d’expositions aux violences”’ et que, ‘ »certaines tribus kanakes ont des traditions qui exigent que les victimes de violence demandent pardon à leurs agresseurs »’. 1
Nous vous demandons : sur quels fondements sont basés ces propos ? Voilà un scoop que les femmes et hommes kanak découvrons avec stupéfaction et horreur depuis nos chères îles sur lesquelles vous n’avez pas eu le plaisir de poser les pieds pour y mener votre étude. Mais que savez-vous donc de nos traditions, de la culture kanak et des enjeux de la coexistence du droit coutumier et du droit commun? Que savez-vous donc des violences dont sont victimes les femmes de Kanaky/Nouvelle-Calédonie pour tirer de telles conclusions dangereuses, en faire des affirmations aisément relayées par les médias français qui, quant à eux, ne prennent pas la peine de vérifier sérieusement l’information, au regard de l’importance de ce sujet préoccupant des violences à l’égard des femmes ? La coutume kanak condamne la violence envers les femmes, et elle ne se met pas du côté des agresseurs, contrairement à ce qui est avancé dans ces interviews.
Ensuite, dans une interview datant du 18 juillet 2023 avec le magazine Causette, la Case Juridique Kanak (ACJK) est qualifiée de “communauté locale religieuse”. Pour votre bonne information, l’ACJK est une association de juristes bénévoles mobilisé.e.s autour des questions de droit coutumier. Il ne s’agit donc pas d’une “communauté locale religieuse,” comme l’interview le suggère.
Force est de constater, et nous le déplorons, que ces déclarations appartiennent à un temps que l’on espérait révolu, mais qui visiblement a la dent dure puisqu’il refait surface à travers votre discours. Un discours qui suggère que les peuples autochtones/colonisés, dont le peuple kanak, auraient des traditions rétrogrades, non-alignées avec la civilisation occidentale, ce cadre de référence supposément plus avancé dans l’égalité des genres. Ce type de discours médiatisé est une insulte, une preuve d’ignorance coloniale et une contribution majeure à la désinformation et l’entretien d’une vision arriérée, discriminatoire, raciste et coloniale de la France d’Outre-Mer. C’est pourquoi, cette désinformation nous interpelle sur :
- Premièrement, la légitimité des représentant.e.s de l’association En Avant Toute(s) à parler de violences sexuelles et sexistes dans le contexte des Outre-Mer, et ici, plus particulièrement, de la Kanaky/Nouvelle-Calédonie.
- Deuxièmement, le fait que ces informations soient relayées par des médias français sans qu’il n’y ait aucun contrôle ou vérification auprès de personnes ressources.
Production de savoirs coloniaux
En Avant Toute(s) est claire dans ses motivations. Comme indiqué dans une publication sur la page Linkedin de l’association, le but du rapport était d’analyser la situation dans les Outre-Mer afin de réfléchir à la mise en place de leur service de tchat appelé Commentonsaime.fr dans nos territoires. En Avant Toute(s) ne s’est pas rendu dans les territoires mais a réalisé des visioconférences avec certaines associations. Pour la Kanaky/Nouvelle-Calédonie, les associations avec lesquelles En Avant Toute(s) a été en contact étaient Le Relais et le Centre d’Information Droit des Femmes et Egalité (CIDFE), toutes deux des associations basées en et financées par la Province Sud, une des trois provinces du pays. Ayant eu très peu d’interlocuteur.rice.s, En Avant Toute(s) n’est, selon nous, pas en mesure de produire un rapport empirique, informé et critique qui permette une meilleure compréhension des violences faîtes aux jeunes femmes et à la communauté LGBTQIA+ en Kanaky/Nouvelle-Calédonie. Pour se faire, il aurait fallu être en conversation avec beaucoup plus d’acteurs et partenaires sur tout le territoire afin d’avoir un panel le plus exhaustif possible.
Au regard de l’insuffisance de données et de l’objectif principal qui reste l’analyse des différents contextes ultramarins dans le but d’évaluer l’installation du tchat, il semble quelque peu ambitieux, voire déplacé, de parler de “rapport”. La démarche est extérieure aux territoires et n’est pas menée par ou co-produite avec les populations et associations locales. Il conviendrait plus de parler du début d’une étude de marché ou d‘une étude de faisabilité. Ici, les mots sont importants, puisque la publication d’un rapport confère une certaine légitimité et suggère une expertise. Or, nous estimons que pour ce qui est de notre contexte, l’association En Avant Toute(s) n’est pas apte à parler de violence sexuelles et sexistes en Kanaky/Nouvelle-Calédonie dans les médias, ni à produire un rapport sur le sujet. Nous invitons les membres de l’association qui ont participé à cette étude et les médias qui ont contribué à la légitimer à s’interroger sur les conditions qui autorisent des individu.e.s qui n’ont jamais mis les pieds ni ne sont engagé.e.s dans nos territoires à publier des “rapports” et être interviewé.e.s par des médias nationaux comme expert.e.s de nos contextes.
De même, nous condamnons que le lancement dudit rapport ait été fait en France hexagonale et que beaucoup des associations impliquées dans les luttes contre les violences sexuelles et sexistes dans notre pays n’aient pas été invitées à participer. En effet, nous devons nous contenter de prendre connaissance de cette étude à travers les médias. Nous dénonçons ce type de pratiques colonialistes, où des ressources sont extraites de nos territoires afin que des organisations, entreprises, associations en France puissent en bénéficier, sans que nous soyons impliqué.e.s directement. Nous comprenons qu’il s’agit de possiblement mettre en place un outil qui puisse venir appuyer les dispositifs déjà présents sur nos territoires en matière de lutte contre les violences sexuelles et sexistes, et l’intention est louable. Cependant, sans une réelle collaboration avec les personnes concernées et informées sur le sujet, nous restons sceptiques des éventuels résultats. De plus, nous ne pouvons pas être convaincues de l’efficacité d’un tel outil, n’ayant aucune information quant à la performance du tchat en France hexagonale et aux dispositions que vous prendriez pour l’adapter à nos territoires.
Face à ces constats alarmants et pour minimiser le dommage qui est fait au peuple kanak au nom des femmes kanak des tribus, dont les voix sont absentes dans le rapport et dans les médias, nous demandons :
- La rédaction par En Avant Toute(s) d’un communiqué à publier sur toutes ses plateformes de réseaux sociaux ainsi que sur son site Internet, qui dément les déclarations faites par rapport à une soit-disant tradition kanak qui voudrait qu’il soit exigé des victimes de violences sexuelles de demander pardon à leurs aggresseurs dans certaines tribus ;
- La suppression de cette information erronée dans les entretiens publiés par France Info et France 24, avec une note explicative ;
- Un droit de réponse auprès des médias qui ont publié cette information, France Info et France 24, afin de démentir ces affirmations nocives et permettre aux femmes engagées quotidiennement dans la lutte contre les violences sexuelles et sexistes en Kanaky/Nouvelle-Caledonie d’avoir leur voix entendue au niveau national.
Notre objectif premier reste la justice sociale dans notre pays et cette dernière n’est réalisable que si nous faisons attention à plusieurs axes d’oppression, et notamment la manière dont le colonialisme et le racisme jouent un rôle important dans l’oppression des femmes. Le racisme et le colonialisme impactent aussi nos relations en tant que militant.e.s et membres d’associations féministes, et particulièrement quand il s’agit de relations Nord/Sud, Hexagone/Outre-Mer. Cela demande que pour tout travail collaboratif avec des associations, groupes et collectifs extérieur.e.s, celleux-ci soient en mesure de comprendre les contextes historiques et politiques de nos territoires ainsi que les dynamiques de pouvoir en jeu, de ne pas reproduire des discours néfastes qui participent à la mise en silence des femmes colonisées, et de considérer les personnes engagées de et dans nos territoires commes les plus aptes à avoir la parole sur leurs problématiques.
ENGLISH VERSION
Open letter to
En Avant Toute(s)
and to France Info and France 24
Wednesday 9th August 2023
Ms. Aurélie Garnier-Brun, director of development and sponsorship at En Avant Toute(s),
Ms. Ynaée Benaben, managing director and co-founder of En Avant Toute(s),
Mr. Thomas Humbert, deputy general director and co-founder of En Avant Toute(s),
Ms. Anne Bérêts, president of En Avant Toute(s),
Ms. Louise Delavier, program director at En Avant Toute(s),
Ms. Barbara Gabel, journalist at France 24,
Mr. Lucas Dusart, journalist at France Info,
We are gathering to send you this letter on the International Day of the World’s Indigenous Peoples, which aims to raise awareness among the public on the problems faced by Indigenous people. Our approach is first rooted in our need to denounce the severity of the lies that have been mediatized and to minimize the harm done, but also to educate on the struggles of Indigenous peoples and the fight against sexual and sexist oppressions, specifically in a colonial context, and so that the tools and resources that are deployed in these struggles serve the people who are affected first and foremost.
We are Indigenous, Kanak, French, women, men, people from Kanaky/New Caledonia committed to social justice in our country at a personal level, professional level, but also as volunteers, advocates and militants in associations. Recently, we have come across the report “Des ponts entre les territoires d’outre-mer et l’hexagone” (“Bridges between overseas territories and the hexagone”) through French hexagonal media. This report was produced by the French association named En Avant Toute(s) and it attempts to explore the contexts of the French overseas territories when it comes to sexual and sexist violence against women and LGBTQIA+ people. It also assesses the needs for their chat service, currently mostly operating in hexagonal France. We are alarmed by two main points: 1/ Misinformation in the media; 2/ How weak the report is as well as its colonial approach, which shows a lack of understanding of French overseas territories, and of Kanaky/New Caledonia more specifically, since that is what affects us.
Misinformation in the media
In an interview published on July 12, 2023 by France Info, Ms. Aurélie Garnier-Brun declared: ‘customary law being superimposed on common law. “What will the victims turn to? Customary law or common law?… It is not the same text. Customary law is based on ancestral practices. Sometimes, victims must apologize to their perpetrator to settle conflicts within a clan.’”
This information is shared once again in an interview published on July 29, 2023 by France 24 in which Ms. Garnier-Brun indicates that “in New Caledonia, the co-existence of common law and customary law can represent a risk factor for women in terms of their exposure to violence” and that “some Kanak tribes have traditions which demand that the victims of violence ask their perpetrators’ for forgiveness.”
We would like to ask you the following questions: What are these allegations based on? This is a scoop that Kanak women and men are finding out about with surprise and horror from our dear islands on which you have not had the pleasure to set foot on to conduct your research. What do you know about our traditions, about Kanak culture, about the stakes at play in the coexistence of customary and common law? What do you even know about violence against women in Kanaky/New Caledonia to draw such dangerous conclusions, make them into statements easily shareable by French media, which don’t even seriously fact check the information, especially when we know how important and worrying the topic of violence against women is? Kanak custom condemns violence against women, and does not protect perpetrators, contrary to what is suggested in these interviews.
Then, in an interview published on July 18, 2023 by Causette magazine, la Case Juridique Kanak (ACJK) is described as a “local religious community”. For your information, the ACJK is an association of volunteer lawyers who are mobilized around questions of customary law. Therefore, it is not a “local religious community” as the interview suggests.
It is clear, and we regret it, that these declarations belong to a time we wished was in the past, but apparently persists since it is resurfacing through your narrative. It is part of a discourse that suggests that Indigenous and colonized peoples, including the Kanak people, supposedly have backward traditions, unaligned with Western civilization, which is seen as the reference, given that it is supposedly more advanced on the question of gender equality. The mediatization of this type of discourse is an insult, an example of colonial ignorance, a major contribution to misinformation and the reproduction of a backward, discriminatory, racist and colonial vision of the French overseas territories. Consequently, this misinformation makes us question:
- Firstly, the legitimacy of the En Avant Toute(s) representatives to speak about sexual and sexist violence in the overseas territories, and more specifically, in Kanaky/New Caledonia;
- Secondly, the fact that this information is shared by French media without any control or verification with knowledge holders in the country.
The production of colonial knowledge
En Avant Toute(s) is clear in its motivations. As is indicated in a publication made on the association’s Linkedin page, one of the objectives of the report was to analyze the situation in the overseas territories to think about the implementation of their chat service Commentonsaime.fr in our territories. En Avant Toute(s) did not travel to our countries but spoke to some associations through videoconferences. When it comes to Kanaky/New Caledonia, En Avant Toute(s) was in contact with two associations: Le Relais and Centre d’Information Droit des Femmes et Egalité (CIDFE), both associations based and funded by the South Province, one of the three provinces in the country. According to us, having only spoken to a small number of associations, En Avant Toute(s) is not in a position to produce an empirical, informed and critical report, which would allow a better understanding of violence perpetrated against young women and the LGBTQIA+ community in Kanaky/New Caledonia. For this to be the case, they should have been in conversation with many more actors and partners across the country, to have a more extensive and representative sample.
Looking at the lack of sufficient data and the primary aim which was to analyze different overseas contexts to assess the possible implementation of the chat service, it seems that calling the document a “report” is a little ambitious, if not inappropriate. The approach does not come from our territories and is not led or co-produced with local populations or associations. It would be more appropriate to speak of the beginning of a market research or a feasibility survey. Here, words matter, since the publication of a report confers authority and suggests expertise. However, in our context, we do not think that En Avant Toute(s) is able to speak about sexual or sexist violence in Kanaky/New Caledonia in the media, nor to produce a report on the topic. We would like to invite the members of En Avant Toute(s) who have participated to this survey as well as the media who have participated to its legitimization to think about the conditions that authorize individuals who have never set foot on, nor are implicated in, our territories, to publish “reports” and be interviewed by national media as experts of our contexts.
In addition, we condemn that the launch of the so-called report took place in hexagonal France and that many associations committed to the struggle against sexual and sexist violence in our country were not invited to participate. Indeed, we only learnt about this study through the media. We denounce this type of colonial practices, where resources are extracted from our territories so that organizations, companies, associations in France can benefit from them, without us being directly implicated. We understand that the stakes are the possible implementation of a tool which would complement what is already in place to tackle sexual and sexist violence in our territories, and that the intention is commendable. Nevertheless, without any real collaboration with the most affected and informed people, we remain skeptical of its possible results. We also cannot be convinced of the efficacy of such a tool when we have no information regarding the performance of the chat service in hexagonal France, nor any about the ways in which En Avant Toute(s) would adapt it to our territories.
Faced with these alarming observations and in order to minimize the harm done to the Kanak people in the name of tribal Kanak women, whose voices are absent from the report and in the media, here are our demands:
- A statement written by En Avant Toute(s) to be published on all their social media platforms and on their website, which would refute the declarations made in relation to a so-called Kanak tradition that would require victims of sexual violence to ask their perpetrators for forgiveness in some tribes;
- The deletion of this misinformation in the interviews published by France Info and France 24, with an explanatory note;
- A right of reply in the media that published this information, France Info and France 24, in order to deny these harmful declarations and enable the women who are involved in the struggle against sexist and sexual violence in Kanaky/New Caledonia to have their voices heard nationally.
Our primary aim remains social justice in our country, and it is only attainable if we pay attention to all the axes of oppression, including the ways in which colonialism and racism play a significant role in the oppression of women. Racism and colonialism also impact our relations as militants, advocates, members of feminist associations, and particularly when it comes to North/South and Hexagone/Overseas territories relations. This requires that for all collaborative work with associations, groups and collective that are not based in our territories, there is a shared understanding of our historical and political contexts and of the power dynamics at play, an attention paid to not reproducing harmful discourses which participate in the silencing of colonized women, and the consideration of people who are involved in and from our territories as the most suitable to speak about the issues they face and struggle against.
- Suite à un échange sur Facebook entre quelques unes des signataires et l’association, En Avant Toute(s) demande aux deux médias de retirer cette information. A la date du mercredi 9 août, l’affirmation sur la “tradition” kanak est supprimée par France 24, sans aucune note explicative. ↩︎
Signataires / Signatories
La Pause Décoloniale (Kanaky/Nouvelle-Calédonie)
Union des Femmes Francophones d’Océanie (UFFO) NC (Kanaky/Nouvelle-Calédonie)
Arnaud Chollet-Leakava, Porte-Parole du Mouvement des Océaniens Indépendantistes (M.O.I.) (Kanaky/Nouvelle-Calédonie)
Oriane Trolue, Chargée de la condition féminine de politique décoloniale du Mouvement des Océaniens Indépendantistes (M.O.I.) (Kanaky/Nouvelle-Calédonie)
Hugues Vhemavhe, Sénateur Coutumier de l’Aire Hoot Ma Whaap (Kanaky/Nouvelle-Calédonie)
Rolande Trolue, féministe & personne ressource (Kanaky/Nouvelle-Calédonie)
Fara Caillard, Marche Mondiale des Femmes (Kanaky/Nouvelle-Calédonie)
Billy Wete, pasteur (Kanaky/Nouvelle-Calédonie)
Morgane Lepeu ép. Goromoedo (Kanaky/Nouvelle-Calédonie)
Denis Pourawa, poète-écrivain Kanak (Kanaky/Nouvelle-Calédonie)
Teva Avae, artiste (Kanaky/Nouvelle-Calédonie)
Ronny Kareni, West Papua Merdeka Support Network & Rize of the Morning Star (West Papua)
Florenda Nirikani, Militante Éducation Populaire CEMEA Pwârâ Wâro (Kanaky/Nouvelle-Calédonie)
Virginie Murcia, Présidente de l’Union des Groupements Parents d’Élèves UGPE (Kanaky/Nouvelle-Calédonie)
Doriane Nonmoira, Union des Femmes Francophone d’Océanie (Kanaky/Nouvelle-Calédonie)
Wendy Nonke, Mouvement pour un Souriant Village Mélanésien (Kanaky/Nouvelle-Calédonie)
Patrick Tara (Kanaky/Nouvelle-Calédonie)
Justine-Rose Boaé Kéla (Kanaky/Nouvelle-Calédonie)
Swänn Iché (Kanaky/Nouvelle-Calédonie)
Laurent Lhermitte, Les Insoumis du Pacifique (Kanaky/Nouvelle-Calédonie)
Raïssa Weiri (Kanaky/Nouvelle-Calédonie)
Marie-Rose Yakobo, étudiante (Kanaky/Nouvelle-Calédonie)
Yvette Danguigny, Association Natte Kanak (Kanaky/Nouvelle-Calédonie)
Nathanaëlle Maleko (Kanaky/Nouvelle-Calédonie)
David Robert, Union Calédonienne (Kanaky/Nouvelle-Calédonie)
Alexia Babin (Kanaky/Nouvelle-Calédonie)
Pierre Chanel Nonmoira, Responsable coutumier (Kanaky/Nouvelle-Calédonie)
Gladys Nekiriai (Kanaky/Nouvelle-Calédonie)
Sabrina Pwéré (Kanaky/Nouvelle-Calédonie)
Xavier Nonmoira, jeune Kanak révolutionnaire (Kanaky/Nouvelle-Calédonie)
Adeline Babin (Kanaky/Nouvelle-Calédonie)
Ghislaine Pwapy (Kanaky/Nouvelle-Calédonie)
Valentin Nemia (Kanaky/Nouvelle-Calédonie)
Célestine Beleouvoudi (Kanaky/Nouvelle-Calédonie)
Mériba Karé (Kanaky/Nouvelle-Calédonie)
Association Présence Kanak (Kanaky/Nouvelle-Calédonie)
Jacques Guione, Association Djors (Kanaky/Nouvelle-Calédonie)
Ludmila Jean, Association Djors (Kanaky/Nouvelle-Calédonie)
Yvette Poma, Coutumière kanak (Kanaky/Nouvelle-Calédonie)
Marie-Madeleine Guioné, femme kanak (Kanaky/Nouvelle-Calédonie)
Augusta Nonmoira, femme kanak (Kanaky/Nouvelle-Calédonie)
Lucien Sawaza (Kanaky/Nouvelle-Calédonie)
Monique Poma (Kanaky/Nouvelle-Calédonie)
Jean Rock Uhila (Kanaky/Nouvelle-Calédonie)












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