L’autonomie énergétique partagée

La problématique de l’énergie est grandissante depuis les débuts de l’ère industrielle et elle l’est d’autant plus ces dernières années avec les conséquences climatiques avérées que nous connaissons, notamment la montée des eaux, les changements climatiques, etc…

Depuis les débuts de l’ère industrielle des personnes ont déjà alerté sur les impacts néfastes induits par cette industrie non contrôlée. Dans les années 70, d’autres ont aussi alerté sur les impacts environnementaux mais également sur les limites d’un système à croissance exponentielle qui causeraient l’effondrement de ce dernier. Les dernières décennies ont vu des actions se mettre en place de par le Monde, au travers d’associations pour la protection de l’environnement, les gouvernements ont aussi mis en place des règles et des normes qui encadrent les impacts environnementaux de l’industrie et on est arrivé à signer des accords au niveaux mondial comme l’accord de Paris. Ce dernier n’ayant toutefois pas été signé par tous les pays et dont certains ont pu même se retirés comme nous pouvons le voir dans l’actualité. Toujours est-il qu’une conscience globale en matière de protection de l’environnement touche de plus en plus de monde. De nombreuses solutions ont émergé et émergent encore que ce soit à grande échelle avec des décision prises aux niveaux des pays comme l’interdiction de l’utilisation des sacs plastiques ou encore au niveau individuel avec des changements de modes de consommation privilégiant les produits frais aux produits manufacturés comportant tant d’emballages sources de déchets.

L’énergie, plus que jamais de nos jours, est omni présente car elle apporte un réel confort dans nos vies mais ce confort a un prix trop fort car des ressources naturelles sont considérablement utilisées pour nous permettre de l’avoir. Bien que l’usage des énergies fossiles soit fortement remis en cause et que des solutions existent déjà pour les remplacer, ou du moins pour palier la diminution de leur utilisation, et que ces dernières sont de plus en plus répandues, la part de celles-ci reste encore trop importante.

Les solutions de production d’énergies renouvelables ne sont certes pas encore totalement « vertes” ne serait-ce que du fait des modes de productions des équipements et autres matériaux qui les composent, comme notamment les panneaux photovoltaïques qui sont difficilement recyclables ou encore les pales d’éoliennes qui sont enfouies faute de pouvoir les recycler. Ces solutions ont toutefois le mérite d’exister et j’ai bon espoir que les recherches permettent rapidement de trouver des solutions à ces problématiques de recyclage.

La conscience collective bien que fortement sollicitée et informée pourrait être encore plus sensibilisée en étant davantage impliquée dans la transition énergétique. Une solution permettant une plus grande sensibilisation des populations serait de les responsabiliser dans la production et l’utilisation des énergies. Il suffirait pour cela que la production énergétique se fasse au niveau individuel, que chaque foyer devienne autonome au niveau énergétique entre autres car nous pourrions aussi intégrer une meilleure gestion de l’eau avec des systèmes de recyclage. Chaque foyer produirait ainsi l’énergie dont il a besoin et le surplus pourrait être injecté sur les réseaux locaux et nationaux afin d’alimenter les industries qui achèteraient cette énergie. Au travers d’un système de financement approprié, une partie de cette énergie pourrait aussi être utilisée gratuitement par les hôpitaux par exemple ou par les institutions gouvernementales collectives. Chaque foyer pourrait aussi faire le choix de donner cette énergie à des œuvres caritatives ou à d’autres foyers dans le besoin. Ce système de production de l’énergie permettrait ainsi de réduire les besoins en centrales électriques de grosse capacité, qu’elles soient consommatrices d’énergies fossiles ou même d’énergies renouvelables. Chaque foyer aurait ainsi sur son toit des panneaux photovoltaïques ou tout autre système de production d’énergie le rendant totalement autonome. Le paysage urbain comme les campagnes seraient alors libérés de ces infrastructures industrielles qui, il faut le dire, ne sont pas toujours très esthétiques et causent des nuisances sonores, des émissions atmosphériques et autres désagréments.

Cette vision et approche peut paraître utopique pour certain toutefois elle permettrait à chacun de devenir acteur de la transition énergétique et de la protection de l’environnement contribuant ainsi au bien-être de tous. Cette organisation pourrait permettre une consommation responsable des ressources et ainsi d’atteindre une certaine sobriété, comme le prônait Pierre Rabhi.

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