L’émergence d’initiatives communes en faveur du bien-être collectif constitue l’essence de cette opération.
Aussi, le groupe qui partira de Camopi devra être en mesure d’impacter positivement les deux territoires. Le choix du Maire se portera sur un échantillon dynamique, capable de dialoguer et de partager dans le respect avec la population Kanak.
Il devra également être en mesure de projeter le résultat de son immersion, en Nouvelle-Calédonie, sur son territoire afin d’ériger un plan d’actions collectives et transmettre à la population de Camopi l’envie d’apporter son concours.
L’effectif au départ de Camopi sera le suivant :
Six jeunes lycéens et/ou étudiants amérindiens issus de Camopi en Guyane française.
A ce niveau d’étude, les jeunes sont à un stade crucial de leur développement personnel et ont la capacité d’être des agents de changement positif au sein de leur communauté. Leur dialogue est construit, ils sont capables de planifier leur vie professionnelle.
Leur participation active dans ce projet favorisera leur ouverture d’esprit, leur sensibilisation aux différentes cultures, leur développement interpersonnel et leur sentiment d’appartenance à leur communauté et à leur région.
Ce projet contribuera à la naissance de leaders et d’acteurs de changement au sein de la population native de Camopi.
Trois élus de la commune de Camopi.
Conformément à leur âge, les élus seront les garants des traditions coutumières. D’un point de vue politique, les élus sont impliqués dans les projets passés, en cours et à venir du territoire. Ils maîtrisent le fonctionnement des organes délibérants de la Guyane voir de la France hexagonale. Leur connaissance des instances facilitera les échanges avec les différents organes décisionnaires présents au sein de la Nouvelle Calédonie car ils apporteront leur expérience ainsi que leur expertise.
En matière de signature de convention pluriannuelle, seuls les élus siégeant au conseil municipal ont le pouvoir d’engager la commune de Camopi.
Un membre de l’association Guyanaise Jupira.
L’association Jupira organisera la seconde phase de l’opération, à savoir ; la « rencontre interculturelle : population Kanak en pays amérindien – Camopi bourg et Trois Sauts ».
Il est important que l’association Jupira puisse s’imprégner du projet, des us et coutumes des deux populations afin de suivre également les indicateurs de réalisation de l’opération sur le long terme.
Elle sera le principal acteur faisant office d’interface entre la jeunesse et la municipalité.
Le déplacement vers la Nouvelle Calédonie s’effectuera en deux temps.
1- Immersion à Camopi : Juin 2023 à novembre 2023 :
Dans un premier temps, un membre du CEMEA Pwârâ Wâro de la Nouvelle Calédonie, prendra connaissance des us et des coutumes des amérindiens de Camopi dans un contexte de pleine immersion. La population dans son ensemble, ainsi que les 6 jeunes sélectionnés pour le séminaire, seront observées au sein de leur milieu. Un temps de préparation leur sera consacré afin d’aborder les thématiques envisagées par le CEMEA et l’équipe communale. Ce temps favorisera le développement d’un lien social entre le groupe qui partira de Camopi d’une part, et entre le groupe de Camopi et le référent NC d’autre part.
A l’issue de cette immersion, les informations nécessaires au bon déroulement du séminaire seront transmises à l’équipe organisatrice de la Nouvelle Calédonie. Les thématiques qui seront traitées pour et par les populations amérindiennes et kanak seront au plus proche de leur réalité.
2- Visite de la Nouvelle Calédonie : Novembre 2023 à décembre 2023
Le groupe de Camopi, accompagné du Président de l’association Jupira de Guyane, se rendra en Nouvelle Calédonie.
Il assistera et participera à un échange interculturel dynamique[1] et immersif autour de plusieurs actions avec la population Kanak de la nouvelle Calédonie.
Les équipes organisatrices des deux territoires souhaitent avoir une approche du développement durable dans sa transversalité afin de maximiser l’ouverture d’esprit des deux communautés.
La Santé – Intégrer la jeunesse aux projets menés par la collectivité municipale favorisera la réduction de suicide. En effet, un jeune impliqué attirera l’attention d’autres jeunes. Les conduites addictives, l’oisiveté, les suicides laisseront place au développement de projets par et pour la communauté amérindienne de Camopi. Certaines opérations pourront s’axer autour de la recherche de solutions afin de diminuer l’impact de l’exploitation aurifère.
L’éducation – Pouvoir se projeter et travailler in fine dans sa commune de naissance, est un pallier essentiel afin que le jeune Camopien puisse vouloir se former et/ou être diplômé malgré la rupture familiale précoce causée par l’éloignement à l’issue du collège. Tous les corps de métiers sont requis sur Camopi. Constater les résultats récoltés, par les kanak formés et/ou diplômés, dynamisera le désir des jeunes de Camopi qui ont tendance à quitter beaucoup trop tôt le cursus scolaire et/ou de formation.
La culture – Partager entre communautés et groupe d’âge différents, c’est déclencher le processus de culturation auprès de nos jeunesses respectives. L’identité en sortira renforcée ainsi que le développement personnel. La volonté d’assoir l’identité auprès des autres membres de la communauté grandira.
L’économie – En sus de cette appropriation, les jeunes pourront être garants de notre culture pour les années à venir et l’exporter. Développer l’économie de son territoire enclavé est primordial pour la survie de la commune de Camopi. Les exemples de la filière touristique durable à Kunyé[2] et de la filière avicole à Poindimiè[3] favoriseront l’émergence d’opérations similaires à Camopi. De même, l’exploitation du nickel en Nouvelle-Calédonie, permet de nettes retombées pour la population des communes. Peut-être, qu’émergeront des idées à soumettre aux collectivités locales de Guyane dans le cadre de la filière aurifère.
L’émergence d’une solidarité entre nos deux populations dites autochtones, constituera un effet levier durable vers le développement multidimensionnel de nos territoires.
PORTEUR DE PROJET ET PARTENAIRES OPERATIONNELS
L’opération « rencontre interculturelle : entre Amazonie française et Océanie française » est portée par deux territoires et par conséquent, deux entités.
1. Mairie de CAMOPI – Amazonie française
L’Amazonie française est représentée par la Mairie de CAMOPI qui relève de la sous-préfecture de l’est guyanais.
Jeune commune de moins de 60 ans, elle est située au cœur de l’Amazonie où vit la population native de Guyane, dite « amérindienne ».
Sa population s’élève à moins de 2 000 habitants selon le dernier recensement et est constituée des Wayampi et des Tekko.
Le territoire de la commune s’étend sur plus de 10 000 km² et comporte deux zones à forte densité humaines que sont le bourg et Trois-Sauts.
La Mairie se trouve à Camopi Bourg. Sa première annexe est localisée sur la commune de Matoury afin d’entretenir un lien étroit avec les partenaires du littoral et d’ailleurs. Sa seconde annexe est située sur le territoire de Trois-sauts afin d’assurer une continuité de service pour les administrés situés à l’extrême Sud de la Guyane.
Le Maire de la commune, Monsieur Laurent YAWALOU ainsi que son équipe municipale, souhaitent faire de Camopi, une petite ville transfrontalière amazonienne durable.
Les projets et opérations mis en place, tant d’un point de vue de l’urbanisme et du logement, des écoles et des équipements, des activités culturelles, de la santé et des aides sociales, de l’économie et de l’environnement, convergent en ce sens.
Aussi, la quarantaine d’employés répartie majoritairement sur le territoire de la commune de Camopi s’attèlent à l’atteinte des objectifs en y associant les usagers. En effet, la municipalité souhaite intégrer la population au développement de la commune à travers la participation de chacun.
Nous souhaitons tous les deux accroitre l’implication de nos jeunes dans le développement de nos territoires afin qu’ils puissent participer activement au devenir de ces derniers.
2. L’association JUPIRA
Jeune association relevant de la loi 1901 et créée en juin 2023, elle est constituée de populations autochtones et créoles guyanaises dont la seule présidence est le parfait exemple de mixité des cultures.
Elle a pour objectifs de contribuer à :
- L’accentuation des échanges entre les jeunes des diverses ethnies de Guyane.
- L’émancipation positive de notre jeunesse.
- La formation de la jeunesse.
- Développer les capacités motrices et de partage, chez les plus jeunes au travers de centres de vacances.
La mairie de Camopi assiste l’association JUPIRA afin de s’assurer que l’essence de l’opération soit intégrée par cette association nouvellement créée.
A l’issue de ce premier échange interculturel, il sera fait un point d’étape dans le but de poursuivre la seconde phase. Soit, recevoir une délégation Kanak au sein du territoire de Camopi.
La commune de Camopi souhaite s’entourer d’une entité externe pour garantir la continuité auprès de la population. Les jeunes qui partiront pourront intégrer cette dernière afin d’être des porte-parole opérationnels auprès de la population.
[1] Cf. ANNEXE 2 : Programme du séjour en Nouvelle Calédonie
[2] Dite aussi “île des Pins ».
[3] Une des 33 communes de la Nouvelle-Calédonie.
source photo : http://leugefamily.canalblog.com/












Laisser un commentaire